Après de vives protestations de la classe politique locale, les préfets de Fomboni et de Djando ont annulé leurs décisions interdisant l’organisation de réunions politiques dans les domiciles privés.

 

Suite à la décision n°26/002 de la préfecture du Centre de Fomboni, en date du 2 janvier, et à celle n°10/002 de la préfecture de Djando, signée le 9 janvier par le préfet Ali Souffou Mguereza, interdisant l’organisation ou la tenue de réunions restreintes à caractère politique dans les domiciles situés dans leurs zones de compétence territoriale, ces deux autorités déconcentrées ont finalement annulé leurs textes. Selon une note signée le 12 janvier par le préfet du Centre, Kamardine Mohamed, identique à celle émise par son homologue de Djando, les décisions initiales sont désormais déclarées « nulles et sans effet », peut-on lire dans le document. Cette annulation fait suite à la vive polémique survenue le 8 janvier dernier à Mwali, après la publication de ces décisions, qui avaient provoqué une onde de choc, installé un climat de colère et suscité une forte indignation dans le paysage politique local, notamment au sein des partis de l’opposition. Ces derniers les avaient jugées «illégales et dépourvues de tout fondement juridique».


L’ancien député Abdou Djabir, selon qui l’acte en question demeure « contraire à la Constitution comorienne », avait affirmé que cette décision le visait personnellement en tant que membre du parti Swauti. Plusieurs sources indiquent que ces directives aujourd’hui annulées,  ne provenaient pas du ministère de l’Intérieur mais qu’elles avaient été prises à l’initiative de certaines autorités locales, sans que les motivations exactes ayant conduit à leur rédaction ne soient clairement établies. Il est également à noter que la région de Mledjele n’était pas concernée par ces mesures, alors que l’île de Mwali compte trois préfectures.