À l’approche des Jeux des îles de l’océan Indien 2027, le ministère de l’Environnement mise sur la valorisation des sites de Mwali pour promouvoir le tourisme.

 

À l’approche de la douzième édition des Jeux des îles de l’océan Indien, prévue aux Comores en 2027, le ministère de l’Environnement essaie de redynamiser le secteur touristique. A cet effet , Aboubacar Ben Mahamoud a conduit, dimanche 18 janvier 2025, une caravane de visites de sites archéologiques, culturels et touristiques sur l’île de Mwali.Cette initiative visait à « évaluer de près les richesses naturelles et patrimoniales de l’île », tout en mobilisant les communautés locales autour d’un tourisme de qualité, à la hauteur de ce grand rendez-vous régional. L’événement, financé par le projet Pacte vert et bleu (Ulangua na Maécha), a bénéficié du soutien de la gendarmerie nationale, de la sécurité civile et de l’Office national du tourisme. La caravane a débuté par une visite au musée du Centre national de documentation et de recherche scientifique (Cndrs), où une présentation a été faite sur l’évolution géologique et la biodiversité de Mwali. La délégation ministérielle s’est ensuite rendue à Djwaezi, sur le site archéologique de Mwali-Mdjini, perché sur les hauteurs de la ville.

 Ancien lieu de peuplement arabe et chirazien, ce site préhistorique est aujourd’hui laissé à l’abandon. Transformé en terres agricoles, il conserve néanmoins de nombreuses traces visibles d’une civilisation ancienne. Face à ce constat, le ministre a exhorté les autorités insulaires, notamment la commune de Moilimdjini, à procéder au dégagement des occupants et au nettoyage du site afin de le rendre accessible et attractif pour les visiteurs nationaux et internationaux. «Nous voulons que les touristes qui viendront dans notre pays à l’occasion des Jeux des îles repartent avec le sourire. Cela ne sera possible que si nous nous préparons dès maintenant», a souligné le directeur du tourisme de l’île, Toiwilou Madi Bamdou. La caravane s’est ensuite arrêtée à Ouellah 2, sur la plage de Sambadju, pour rencontrer les défenseurs locaux de l’environnement. Le site abrite une étonnante roche volcanique d’où jaillit une source d’eau douce, malgré sa proximité immédiate avec la mer. Véritable réservoir souterrain, cette eau, non salée, s’écoule vers l’extérieur sous forme d’une petite rivière à marée basse, permettant aux villageois de s’en approvisionner.


Ému par cette richesse naturelle, le ministre Aboubacar Ben Mahamoud a appelé les associations communautaires à renforcer la protection de cette source vitale, tout en réaffirmant son engagement à développer un tourisme responsable sur cette plage au sable doré.La caravane s’est achevée à Nyumschiwa, au niveau des mangroves de Bangasharini et des îlots environnants. Le ministre a insisté sur l’importance de préserver ces écosystèmes, essentiels à la biodiversité et à la protection du littoral. «Cette caravane est une opportunité pour révéler notre potentiel touristique. Avant d’accueillir des visiteurs internationaux, il est du devoir de chaque Comorien de connaître son pays», a-t-il déclaré.