Les Comores ont célébré hier lundi 10 août au Palais du peuple à Moroni la journée africaine de l’état-civil en présence de nombreuses autorités et de représentants de partenaires au développement. La cérémonie, présidée par le ministre de l’Intérieur, a été une occasion pour ce dernier de rappeler l’importance de l’état-civil dans un pays et les actions entreprises, à travers le projet Amecc, appuyé par l’Unicef, pour doter l’Union des Comores d’un cadre solide en la matière.
«Cette journée symbolise la volonté d’une initiative sur le continent africain qui nous invite à réfléchir sur l’importance fondamentale de l’état civil dans la vie de chaque citoyen et dans le développement de la nation. L’état civil est un élément fondamental du droit à une identité égal et de la citoyenneté, il constitue le premier contacte juridique entre l’individu et l’Etat et confère une d’identité légale garantissant le droit les droits fondamentaux», a soutenu Mohamed Ahmed Assoumani.
La journée, organisée partout à travers le continent, vise à sensibiliser les décideurs politiques et les acteurs concernés sur les programmes à mettre en place pour renforcer les dispositifs nécessaires visant à assurer l’avenir de l’état civil en Afrique tant pour l’intégration, la décentralisation et la digitalisation. Sur cet aspect, le ministre de l’Intérieur a rappelé cette nécessité en se fondant sur les instruments juridiques internationaux.
«Sa modernisation est essentielle et structurante, pour garantir les droits et les intérêts des citoyens et citoyennes conformément aux conventions internationales, telles que la convention de l’administration aux droits de l’enfant, le pacte international relatif au droit civil et bien sûr l’initiative continentale serveuse du programme dans l’enregistrement d’état civile et de statistique», a encore souligné Mohamed Ahmed Assoumani. De son côté, le coordinateur du projet Amecc, Soundi Abdou Toybou, a tenu à rappeler, lui aussi, l’importance de ce programme qui vise, selon lui, à moderniser l’enregistrement natal avec la volonté d’une digitalisation.
«Cette journée nous offre une opportunité stratégique de faire un acte humain garantissant une identité de chaque individu au niveau de l’état civil, il permet à l’accès à l’éducation, à la santé solide et aux droits fondamentaux», a-t-il mentionné. «Depuis 2017, notre continent souligne que cette journée mérite d’être célébrée car sans identité légale, il n’y a pas de citoyen, il n’y a pas de nation et sans nation le droit fondamental n’a pas de valeur.
Notre programme propose des structures modernes alliant la digitalisation pour chaque nouveau-né et en particulier ceux des communautés rurales», a ajouté le coordinateur du projet. Le président des associations des maires des Comores a salué le projet Amecc et la volonté de mettre en place des systèmes modernes d’enregistrement des actes d’état-civil «Je tiens à exprimer mes sentiments de reconnaissance à l’endroit du gouvernement et des partenaires après la mise en place de projet qui déploie tant d’efforts à la modernisation de l’enregistrement à l’état civil.
Le nouveau dispositif permet de lutter contre toute forme de fraude. Il s’agit d’un pas important vers la sécurisation des actes», a souligné Hadji Mkouboi. Le représentant par intérim de l’Unicef aux Comores, Franklin Golay, a réitéré la volonté de son institution d’accompagner ce programme qui entre dans le cadre de ses missions primordiales, rappelant l’engagement de l’Unicef à garantir la protection du cadre légal de l’enfance et les droits fondamentaux des enfants.



