À l’occasion de la Journée internationale de la coopération policière, célébrée hier lundi au ministère de l’Intérieur, les autorités comoriennes ont insisté sur la nécessité de renforcer la confiance entre police et citoyens ainsi que la coopération internationale face à une criminalité transnationale en constante évolution.

 

Le Bureau national d’Interpol aux Comores a célébré hier lundi la Journée internationale de la coopération policière, au siège du ministère de l’Intérieur. La cérémonie a réuni notamment le ministre de l’Éducation nationale, assurant l’intérim de son homologue de l’Intérieur, le chef du Bureau national d’Interpol, le commissaire Ahmed Mzé Aboubacar, ainsi que plusieurs responsables et représentants des institutions impliquées dans la coopération policière. 


Placée cette année sous le thème «Renforcer la confiance et la légitimité dans l’action policière», la journée a été l’occasion de rappeler l’importance du lien entre les forces de sécurité et la population. Pour le ministre, ce thème invite à placer «la confiance» au cœur de l’action policière. Une confiance qui, selon lui, «ne se décrète pas mais se mérite et se construit chaque jour» à travers la compétence, l’impartialité, la disponibilité, le respect de la loi et la dignité accordée à chaque citoyen.


Il a également défendu une conception plus préventive du travail policier. «La police moderne ne peut plus se limiter à intervenir après la commission d’une infraction. Elle doit être capable de prévenir, anticiper et analyser», a-t-il souligné. Il a résumé cette approche par une série de principes : «Prévenir avant de réprimer, anticiper avant de subir, analyser avant d’intervenir et comprendre avant de réagir». La cérémonie a également mis en avant les enjeux liés à la criminalité transnationale.

Aucun État ne pouvant, à lui seul, faire face à des réseaux criminels qui ignorent les frontières, la coopération entre services apparaît comme un impératif. Ces réseaux, de plus en plus professionnalisés, exploitent notamment les nouvelles technologies et les failles des systèmes de sécurité. Le ministre a ainsi appelé les responsables des organes chargés de la sécurité à renforcer leurs missions afin de mieux prévenir les risques liés à la circulation des personnes et des biens, notamment dans le cadre de la protection des populations et de la défense de l’État de droit. 


De son côté, le commissaire Ahmed Mzé Aboubacar a salué les efforts d’Interpol pour améliorer la coordination entre ses pays membres, faciliter les échanges d’informations policières et opérationnelles et permettre aux services chargés de l’application de la loi de lutter plus efficacement contre la criminalité transnationale organisée.
Il a toutefois souligné les besoins du bureau national, notamment en équipements et en personnel qualifié. Ces moyens sont jugés indispensables pour permettre au Bureau national d’Interpol de renforcer sa collaboration avec les 196 pays membres de l’organisation.