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Journée internationale des droits des femmes I «Une occasion pour partager les expériences et les réalités vécues»

Journée internationale des droits des femmes I «Une occasion pour partager les expériences et les réalités vécues»

Société | -   Ahmed Zaidou

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Ce 8 mars, les femmes de Ndzuani se sont retrouvées à l’Alliance française de Mutsamudu pour célébrer la journée internationale des droits de la femme. Une centaine d’acteurs ont pris part à l’événement, notamment des représentantes de la direction de la promotion du Genre, des responsables et membres d’associations, des personnalités, entre autres. Une sélection de courts-métrages a été projetée sous le thème du 8 mars. Pendant la journée, de 9 à 13h, deux courts-métrages ont été projetés. Coralie Frei et Touhfat Mouhtare, écrivaine et autrice comorienne, Sophie Blanchy, anthropologue française et Tharwate Hassani, artiste, auteure, et médiatrice sociale polymathe ont quant à elles animé une conférence. Le thème de la conférence, en ligne et en présentiel, est : «Affirmer son appartenance, un acte de résistance ?»


L’engagement de deux associations, composées de femmes, notamment Afam engagée en faveur de l’écologie et Sofam œuvrant pour l’éducation, ont partagé leur travail de terrain, pour illustrer leur contribution aux droits des femmes aux Comores. Pour la directrice régionale de la promotion du Genre, Sittina’Echat Salim, le 8 mars est une journée d’échanges et de réflexion. « Cette journée est une occasion précieuse pour partager les expériences et les réalités vécues par les femmes. Elle permet de faire le point sur les défis qu’elles rencontrent et de réfléchir aux moyens de renforcer leur autonomie et leur engagement dans la société», a-t-elle fait savoir. Sittina’Echat Salim veut aussi, que le 8 mars soit une journée pour lutter contre les inégalités et les violences.

«De nombreuses femmes victimes de violences souffrent en silence. Lorsqu’elles réagissent, c’est souvent pour se défendre face aux injustices. Il est essentiel de sensibiliser les hommes sur cette cause. Les femmes sont avant tout des êtres humains et elles ne doivent en aucun cas être marginalisées. On doit encourager la femme à avancer, à s’épanouir et à poursuivre ses ambitions librement, a-t-elle déclaré, devant ses pairs.Pour l’anthropologue Sophie Blanchy, le 8 mars inclut également les hommes. Elle l’a martelé lors de la conférence où elle a participé en ligne. «Parler de la femme, c’est parler de tout le monde, car les femmes ont des pères, des frères et des maris», a-t-elle fait savoir.

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