Cette année, l’aggravation de la crise du gaspillage alimentaire est le thème phare de la Journée internationale du zéro déchet. A entendre le patron de l’Angd, la gestion des déchets est « une responsabilité collective tant elle requiert l’engagement de l’ensemble des acteurs ».

 

La Journée internationale du zéro déchet est célébrée chaque 30 mars. C’est une journée durant laquelle l’on invite à promouvoir des modes de consommation et de production durables. Proclamée par l’Onu, cette journée encourage la réduction des déchets, le recyclage et la circularité pour limiter l’impact environnemental. Son objectif est de «sensibiliser à la gestion durable des déchets, lutter contre le gaspillage alimentaire et encourager l’économie circulaire». Cette année, l’aggravation de la crise du gaspillage alimentaire est le thème phare de la Journée internationale du zéro déchet. 


Le directeur général de l’Agence nationale de gestion des déchets, Oussoufa Mze, tient à rappeler avec force que les îles Comores, «véritables joyaux de l’Océan Indien», sont aujourd’hui confrontées à un défi majeur qui n’est autre que la pollution plastique et la prolifération des déchets. Il a montré que cette problématique impacte profondément les écosystèmes fragiles, dégrade les littoraux, menace la biodiversité marine, tout en constituant un risque réel pour la santé publique et un frein au développement économique du pays. 


Face à cette situation, le directeur général de l’agence nationale de gestion des déchets a rappelé que sa structure, sous l’impulsion du gouvernement et avec l’appui constant de ses partenaires techniques et financiers, œuvre avec détermination pour bâtir un système de gestion des déchets à la fois structuré, efficace et durable.

 «À travers la mise en œuvre de projets structurants, l’élaboration de la stratégie nationale, ainsi que la vulgarisation de la loi-cadre relative à la gestion des déchets, nous posons les fondations d’une véritable transition vers une économie circulaire, où le déchet n’est plus perçu comme une contrainte, mais comme une opportunité de valorisation», s’est-il réjoui.


Le patron de l’Angd reconnaît toutefois qu’il est essentiel de souligner que cette ambition ne saurait être portée par une seule institution. A l’entendre, «la gestion des déchets est une responsabilité collective tant elle requiert l’engagement de l’ensemble des acteurs», citant notamment, les institutions publiques, les collectivités, le secteur privé, les partenaires, mais aussi et surtout chaque citoyen.

 «L’ambition ‘Zéro Déchet’ ne se décrète pas, elle se construit au quotidien, à travers des gestes simples, responsables et durables. C’est ensemble, par une mobilisation collective et un changement de comportements, que nous pourrons préserver durablement la beauté et la richesse de nos îles pour les générations futures», lance-t-il.

Le rôle des communes 

Le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, estime que les consommateurs peuvent, en modifiant légèrement leurs habitudes d’achat et leurs habitudes culinaires, faire une réelle différence. Selon lui, les détaillants peuvent optimiser leur activité et redistribuer les aliments invendus. «Les municipalités peuvent développer le tri des déchets organiques et améliorer les pratiques d’achat pour les écoles et les hôpitaux.

 Nous ne pouvons pas considérer la nourriture comme un dû. Ensemble, construisons les systèmes alimentaires zéro déchet dont nous avons besoin pour nourrir les populations tout en prenant soin de la planète», exhorte le secrétaire général de l’Onu. Cette journée a été déclarée par l’Assemblée générale des Nations unies le 14 décembre 2022 suite à une initiative de la République de Turquie. L’humanité génère plus de «2,24 milliards de tonnes de déchets» chaque année, selon l’Onu.