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Journée mondiale de la paix : Sauvegarder la paix en améliorant le quotidien des Comoriens

Journée mondiale de la paix : Sauvegarder la paix en améliorant le quotidien des Comoriens

Société | -   Mohamed Youssouf

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La journée internationale de la paix a été célébrée hier à Liwara dans le Nyumakele avec deux semaines de retard pour s’assurer la présence du président Azali Assoumani. Ce dernier, dans son discours a appelé les comoriens à s’unir pour “sauvegarder jalousement la paix dans notre pays par ce qu’ici, même en étant pauvre, on peut dormir en sécurité contrairement aux riches qui sont toujours sur le qui-vive ailleurs”. Azali est revenu sur l’organisation prochaine des assises nationales en réitérant à nouveau sa volonté de voir la participation de tous les Comoriens tout en estimant que “les assises ne sont pas la tournante” et en assurant que “les polémiques stériles et les reflexes insulaires n’y ont pas leur place”.

 

Prévue pour le 21 septembre de chaque année, la journée internationale de la paix a été célébrée hier à Liwara dans la région du Nyumakele à Ndzuani. Cet événement organisé par le ministère de la Santé en partenariat avec le Système des nations unies dont le thème national est “main dans la main pour une vraie cohésion sociale et une paix durable” a vu la participation de presque tous les membres du gouvernement à la tête desquels se trouvait le chef de l’Etat Azali Assoumani.

Dans son discours, le président de la République a exhorté tous les Comoriens à sauvegarder la paix et la stabilité du pays tout en reconnaissant qu’il ne peut y avoir de paix sans une sensible amélioration de la vie quotidienne de la population.

“C’est une journée pour renforcer l’idéal de paix. Cette dernière est le socle sur lequel repose la société comorienne, une denrée dont s’est toujours nourrie le pays. Nous avons la chance d’avoir l’Islam comme éducation de base qui repose sur la tolérance, la solidarité, la fraternité et qui façonne nos us et coutumes, nos traditions et non les pratiques que certains tentent d’importer ailleurs” devait introduire Azali Assoumani avant de revenir sur la richesse de notre pays qui n’est autre que “le dialogue et je m’en vais prendre l’exemple de la crise séparatiste que nous avons endigué par le dialogue”.

Le président estime volontiers que pour perpétuer la stabilité et la solidarité entre les Comoriens, il faut “renforcer l’État de droit et instaurer la bonne gouvernance afin de sortir de la médiocrité politique économique et sociale”.

Assises participatives et inclusives

Selon lui, la paix est un devoir que tout un chacun doit préserver et sauvegarder jalousement “pour éviter que ce qui se passe ailleurs ne vienne pas ici. Nous avons hérité de cette paix et nous avons le devoir de la transmettre à nos enfants”.
Raison pour laquelle, il appelle à la participation massive de toute la population dans les assises nationales tout en rappelant que “les polémiques stériles et les reflexes insulaires n’ont pas leur place”. “Les assises nous permettrons de nous regarder en face puisqu’elles seront inclusives, participatives et que personne n’en sera écarté.

Il faudra des débats constructifs pour arriver à des résultats convaincants. Nous n’allons pas aux assises pour les disputes, les insultes, la guerre, les prises de bec. Elles ne sont pas la tournante. A force de tourner, on attrape le vertige et à ce moment-là, il faut savoir s’arrêter, faire le bilan avant de décider de reprendre ou non la tournante” a expliqué le président Azali Assoumani.

Ce dernier s’étonne de voir l’emballement autour du Comité de pilotage des assises nationales (Cpan) parce qu’à l’en croire, ce comité n’a rien de plus comme mission en dehors du pilotage sachant qu’il ne peut pas être juge et partie. “Par conséquent, tous ceux qui veulent participer aux assises ont donc intérêt à ne pas intégrer le comité.

 Ils doivent se manifester pour intégrer les différentes structures qui seront mises en place. Les assises devront déboucher sur des documents de travail et puisque nous ne pouvons pas organiser des assises tous les 5 ans, les résolutions qui en sortiront seront mises en pratique. Les absents auront donc tort” a-t-il conclu son propos aux allures d’un discours à la nation.

Tous les intervenants se sont attachés à tirer l’attention de la population pour qu’elle préserve la solidarité, la cohésion et la paix dans le pays. C’est le cas notamment de la ministre de la Santé, Dr Rachid Mohamed Mbaraka Fatma qui estime qu’une seule journée n’est pas suffisante pour parler des vertus de la paix.

Célébrer la paix éternellement

“La paix devrait être une célébration éternelle et que chacun mesure son importance et avoir le devoir de prôner la solidarité et la cohésion de ce pays qui constitue un havre de paix. Heureusement nous tenons à notre stabilité et notre sécurité qui sont deux notions inexistantes ou constamment menacées ailleurs” a-t-elle dit.

Pour le commissaire à la Bonne gouvernance Mohamed Soilihy qui assure l’intérim du gouverneur de Ndzuani, chacun doit se poser une question fondamentale à savoir comment contribuer à une culture de la paix “parce que la paix est l’affaire de tout le monde. Que les jeunes s’y mettent afin d’éviter les chemins suspects parce que la paix n’est pas seulement l’absence d’une guerre mais également le respect des droits les plus élémentaires”.

Le représentant résidant du Système des nations unies, Mattias Laab préfère quant à lui se concentrer sur les conséquences de la guerre et de l’insécurité en insistant sur les pays en crise, les exilés de force, les écoles bombardées, les hôpitaux détruits etc.


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