Célébrée chaque 13 février à l’initiative de l’Unesco, la Journée mondiale de la radio a été marquée chez nous par une cérémonie à Mvuni ya Bambao. Si l’événement a rassemblé autorités et professionnels, l’absence des radios communautaires a alimenté les débats.

 

Instituée en 2011 par l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture), la Journée mondiale de la radio rend hommage aux voix et aux techniciens qui ont façonné ce média. Cette année, le thème « Radio et intelligence artificielle » invitait à réfléchir à l’avenir du secteur face aux mutations technologiques. Aux Comores, la commémoration s’est tenue vendredi dernier à Mvuni ya Bambao, en présence de responsables du ministère de l’Information, du Conseil national de la presse et de l’audiovisuel, et de nombreuses personnes. Pour l’occasion, les équipes de l’Office de radio et télévision des Comores (Ortc) ont délocalisé leurs équipements afin d’assurer programmes, journaux et débats spéciaux en direct. Selon Massoundi Saïd, cadre de l’institution, le choix de Mvuni s’expliquait par «son rôle pionnier dans l’implantation d’une radio communautaire reconnue pour son professionnalisme, ainsi que par la contribution de la ville à la formation de nombreux cadres du pays».


Mais plusieurs intervenants ont regretté la faible visibilité accordée aux radios communautaires. Le président de l’association Ngazi, Ali Soulé, a plaidé pour « la relance des partenariats afin d’accompagner les jeunes journalistes ». De son côté, l’ancien journaliste Soilihi Abdallah Moina a appelé les autorités à « renforcer ces radios pour lutter contre la désinformation», tout en rendant hommage aux figures historiques qui ont marqué la radio nationale.Enfin, l’ancien correspondant de Radio France Internationale à Moroni, Kamal-eddine Saindou, a estimé que l’esprit de «radio village» aurait mérité une place plus centrale dans cette célébration.