Artisanat, gastronomie, mode, et spectacles au programme de cette 5e édition de l’événement organisé par Jeunes du patrimoine des Comores (Jpc). Les visiteurs ont pu découvrir, des produits gastronomiques locaux.
Le coup d’envoi de la «Kermesse Citadelle» a été donné vendredi 14 août à la Citadelle de Mtsamdu, la capitale régionale de l’île de Ndzuani. Durant trois jours, l’événement a offert un espace de rencontres autour du patrimoine et des savoir-faire locaux. Le programme a accordé une place importante aux traditions locales.
Dans l’enceinte du monument historique qui vient d’être inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, le public a assisté à des danses traditionnelles, notamment le shigoma et le garasese, à des défilés de mode et à des tari. Pour une entrée fixée à 500 francs, les visiteurs, venus souvent en famille, ont eu accès à des jeux, des expositions, des spectacles vivants, des concerts et des stands de restauration.
«Relancer les activités»
Au total, douze stands étaient installés sur le site, auxquels s’ajoute un espace consacré aux bestiaux. Les visiteurs ont pu découvrir, des produits gastronomiques locaux, des chaussures traditionnelles, des textiles comme les guni, ainsi que des sculptures. Des animaux d’élevage, parmi lesquels des lapins, tortues, poulets, canards étaient, également, présentés au public.
A cette occasion, le coordinateur de la Jpc, Chakel Saïd Omar, a expliqué que cette édition constituait une occasion de relancer les activités de l’association : «Nous sommes à la 5è édition, même si l’événement n’a pas été organisé depuis un moment. Avec l’ensemble de nos membres, l’idée d’organiser une kermesse à la Citadelle pour relancer nos activités était une évidence. Cette kermesse met en avant les talents locaux en matière de patrimoine culturel. L’objectif est, aussi, de célébrer notre inscription au patrimoine mondial de l’Unesco et, surtout, de mettre notre pierre à l’édifice l’effort de valorisation de notre patrimoine», a-t-il expliqué.
Vingt ans au service de l’artisanat comorien
Parmi les exposants figurait, Daniel Saïdali Toilha, installé dans l’un des plus grands stands de la kermesse.Depuis vingt ans, l’artisan travaille, principalement, la noix de coco pour fabriquer différents objets : «Cela fait exactement vingt ans que je suis dans l’artisanat. Je voudrais montrer la richesse de notre culture et le talent des artisans comoriens.
C’est aussi donner un élan à la nouvelle génération qui pourrait s’intéresser à ces métiers, maintenant que le pays a de nombreux sites reconnus mondialement. J’ai vécu avec de grands messieurs qui fabriquaient et utilisaient des ustensiles à base de ce produit. J’en ai fait ma matière première. J’ai voulu conserver ces marques et ces savoir-faire en les reproduisant depuis mon plus jeune âge», a-t-il fait savoir.
Des visiteurs satsfaits
Du côté des visiteurs, l’initiative est bien accueillie. Un retraité, Aboulhouda Yssouf, a tenu à «féliciter les organisateurs» et salué, particulièrement, la diversité des produits exposés : «Nous avons une panoplie de très bons produits locaux. De nombreux artisans disent qu’il s’agit de leur première exposition. C’est extraordinaire. Dès le premier jour, c’est un véritable succès. Et le fait que l’événement soit organisé à la Citadelle lui donne une double signification», a-t-il souligné.

