Investi samedi 10 octobre à la présidence de l’association Djulamlima, Mohamed Abdoulatuf entend fédérer les forces vives de Kurani ya Sima autour de treize engagements pour le développement communautaire.
La localité de Kurani ya Sima a célébré, samedi 10 octobre, l’investiture de Mohamed Abdoulatuf à la tête de l’association pour le développement communautaire “Djulamlima”. La cérémonie, organisée en présence de personnalités institutionnelles, de cadres et de notables, a permis au nouveau président de présenter les priorités de son mandat de deux ans, axé sur “l’unité, la transparence et le développement local”.La cérémonie a débuté par la récitation de versets du Saint Coran, suivie des mots de bienvenue et de la remise d’attestations d’honneur à plusieurs personnalités pour leur contribution au développement de la localité.
Parmi les invités figuraient notamment le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur, Mohamed Abderemane Boinafoumou, le conseiller à la présidence chargé des affaires islamiques et le président de l’agence ComRuss. Président du comité électoral, Nadhoim Hadji Saandi a rappelé les résultats du scrutin organisé le 3 septembre dernier. Sur 417 suffrages exprimés, 20 bulletins ont été déclarés nuls.
Deux candidats étaient en lice. Mohamed Abdoulatuf a remporté l’élection avec 58,69 % des voix, contre 41,31 % pour son adversaire. Prenant la parole, Mohamed Abderemani Boinafoumou a réaffirmé la disponibilité du ministère de l’Intérieur à accompagner les initiatives de l’association, notamment dans la lutte contre la délinquance juvénile. Il a particulièrement alerté sur les dangers de l’alcool et de la drogue, en appelant à une “mobilisation collective pour protéger la jeunesse”.
Ancien député de l’Union des Comores, Mohamed Abdoulatuf a précisé que Djulamlima n’entendait pas remplacer les structures communautaires existantes, mais plutôt coordonner leurs efforts au service des quelque 12 000 à 14 000 habitants de Kurani ya Sima. Pour son mandat, il a annoncé treize engagements, parmi lesquels “la restructuration” de l’association, “la transparence” dans la gestion des ressources, “l’amélioration des voies de circulation et des infrastructures”, “la préservation de la religion et de la culture locales” ainsi que “l’insertion professionnelle des jeunes”.
Le nouveau président ambitionne également de préparer un dossier regroupant les projets d’avenir de la localité. La concrétisation de ces objectifs dépendra de la capacité de Djulamlima à fédérer les acteurs locaux et à transformer ses engagements en réalisations tangibles.


