La gare du Nord se dote de toilettes publiques. Inauguré ce mardi 10 février par les autorités communales, ce bloc de huit cabines entend transformer le quotidien des voyageurs en partance pour les régions de Mitsamihuli, Mbude et Mboinkuu.


Ce mardi 10 février, la commune de Moroni a inauguré ses premières toilettes publiques à la gare de Moroni Nord (EGT), située en face du siège de la brigade anti-drogue. Le bloc comprend huit cabines, dont cinq dédiées aux hommes et trois pour les femmes. Une première pour la municipalité, destinée à améliorer l’hygiène et les conditions d’accueil sur ce site très fréquenté par les passagers voyageant vers les régions de Mitsamihuli, Mbude et Mboinkuu, au nord de Ngazidja.


L’événement s’est déroulé en présence du maire de Moroni, Omar Mohamed, de son adjoint Abdoulatuf Ibrahim, et du président des cellules d’Usukani wa Massiwa à la gare du Nord, Ali Djae (dit Matchozi). Plusieurs autorités, notables et habitants du quartier étaient également présents pour assister à l’inauguration. Dans son intervention, le maire Omar Mohamed a salué cette avancée concrète pour la capitale : «Ces toilettes répondent à un besoin quotidien des citoyens et des voyageurs», estime-t-il, avant d’ajouter : 


«Mon souhait est de voir ce type d’infrastructure se multiplier rapidement dans les autres gares, marchés et quartiers de la ville.»
De son côté, Ali Djae a insisté sur la gestion rigoureuse des lieux : «Ces toilettes sont un bien public. Un comité local sera présent chaque jour afin d’assurer l’ouverture quotidienne, le nettoyage et le suivi des installations pour en garantir la pérennité», a-t-il déclaré, appelant les usagers à faire preuve de civisme.


L’initiative a été particulièrement bien accueillie par les habitants. Mariama Abdallah a tenu à saluer l’action d’un maire qui, selon elle, «s’efforce de rendre la ville plus propre et plus digne». Elle estime que, malgré des moyens limités, le maire «entreprend ce que d’autres n’ont pas osé ou pas su faire». Évoquant les opérations de nettoyage dominicales, le soutien aux centres pour personnes handicapées et la volonté de rénover les madrassats, elle considère que «le progrès se construit pas à pas» et que ces efforts «méritent d’être reconnus et encouragés ».


Sur le terrain, les commerçants partagent cet avis. Fatima Said, vendeuse de brochettes à la gare du Nord, insiste sur l’importance de préserver ces nouvelles installations : «Il faut protéger ces toilettes et les garder propres. C’est pour nous tous», souligne-t-elle. Elle espère que cette initiative mettra fin à l’utilisation inappropriée des espaces publics dans cette zone de fort transit :

«Maintenant, je peux travailler tranquillement. En cas de besoin, je sais où aller», confie-t-elle. À travers cette première infrastructure du genre, la mairie affiche sa volonté d’améliorer progressivement les conditions sanitaires et le cadre de vie dans la capitale. Une démarche que de nombreux administrés espèrent voir s’étendre à d’autres espaces publics de Moroni.