Dans la capitale égyptienne, la ministre Fatima Ahamada a présidé une session sur le leadership féminin. Elle y a réaffirmé l’engagement des Comores en faveur d’une participation accrue des femmes aux sphères décisionnelles.
La ministre comorienne de la Promotion du Genre, Fatima Ahamada, a présidé la cinquième session de la Conférence internationale sur «L’investissement du discours religieux et médiatique et son impact sur la protection et la promotion des droits des femmes dans les pays de l’Organisation de la coopération islamique (Oci)», tenue les 1er et 2 février 2026 au Caire, capitale de l’Egypte.
Placée sous le patronage du président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, cette rencontre était organisée par le Conseil national de la femme, Al-Azhar Al-Charif et l’Organisation pour le développement de la femme. Intitulée «La femme, l’autonomisation politique et le leadership», la session présidée par la ministre comorienne a constitué un cadre d’échanges sur l’accès des femmes aux postes de responsabilité et leur participation effective aux processus décisionnels.
Dans son allocution d’ouverture, Fatima Ahamada a exprimé sa gratitude aux autorités égyptiennes et aux institutions organisatrices, et a salué la qualité de l’organisation et l’engagement en faveur d’une plus grande participation des femmes à la vie publique, en cohérence avec les valeurs de justice et d’équité prônées par l’islam. La ministre a rappelé que, aux Comores, les femmes représentent plus de la moitié de la population et jouent un rôle dynamique dans divers secteurs. Elle a expliqué que «leur autonomisation constitue un choix politique stratégique, inscrit dans la vision du président Azali Assoumani». Selon elle, «des avancées notables» ont été enregistrées, notamment «l’augmentation de la représentation féminine dans les institutions politiques, la nomination de femmes à des postes ministériels et de haut niveau, ainsi qu’un renforcement de leur rôle dans la gouvernance locale et la société civile». Le gouvernement, a-t-elle affirmé, s’emploie à «multiplier les opportunités de formation et à renforcer les compétences des femmes afin d’accélérer le développement national». Plusieurs intervenants ont enrichi les débats.
Dr Hassan Sand, doyen de la Faculté de droit de l’Université de Minya, a estimé que «la marginalisation des femmes ne relève pas du discours religieux authentique, mais de pratiques culturelles négatives qui s’en réclament». Il a appelé à «corriger l’image médiatique» et à «rétablir la place réelle des femmes dans la société». A son tour, Dr Rasha Mahdi, membre du Sénat égyptien, a déploré «le caractère parfois symbolique de la représentation féminine dans certains pays arabes», et plaidé pour «des programmes de formation structurés afin de garantir une participation influente». De son côté, Dr Mohamed El-Gendy a insisté sur «la nécessité d’un discours religieux équilibré et fondé sur des références fiables». Enfin, Dr Zainab Abdel Hussein Al-Sultani a appelé à «renforcer la coopération entre institutions religieuses, médiatiques et éducatives pour consolider le leadership féminin».




