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Les 10 «Personnalités Al-watwan» de l'Année 2018

Les 10 «Personnalités Al-watwan» de l'Année 2018

Société | -   La Redaction

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Comme chaque année, Al-watwan salue dix personnalités qui se sont distinguées au cours de l’année écoulée. Une année marquée surtout par la disparition du père spirituel de la libération des Comores, Abdou Bakar Boina, au début des années 1960 et qui reste parmi les premiers nominés de notre première édition il y a 10 ans. Pour cette édition 2018, nos dix personnalités viennent en grande partie du monde de la culture, des arts et du sport. S’ajoute également le secteur social. Ces personnalités ont été nominées pour leurs combats acharnés visant à faire rayonner les Comores dans les quatre coins du monde. Ils sont ainsi des artistes et sportifs engagés, des hommes et une femme dévoués aux services publics et un jeune homme qui a fait montre d’un courage exceptionnel en la personne d’Ali Abdou, décédé après avoir sauvé la vie d’une grande dame. Certaines des dix personnalités de l’année 2018 se dévouent corps et âmes pour mieux représenter les îles de la lune partout où ils évoluent. D’autres, par leurs engagements, défendent les valeurs légendaires de solidarité, d’assistance et d’entraide. Nous avons une femme, huit hommes et l’équipe nationale féminine de football. Bref, des personnalités dont les oeuvres renforcent l’identité, la cohésion et l’unité des quatre îles de l’archipel.

 


Capitaine Taoufik Housseine,  «Monsieur sécurité routière»


 

Tout le monde reconnait sa persévérance quant il s’agit de veiller sur la sureté des Comoriens sur les routes. Depuis son retour à la brigade routière, le capitaine, après avoir fait le constaté de la recrudescence des accidents, dont certains avec des dégâts mortels, a décidé de reprendre le trafic routier en main, un secteur qui a été abandonné. Capitaine Taoufik, a fait du combat pour la sûreté et la sécurité routière, son combat. Il a mis de l’ordre sur les routes en commençant par des opérations de sensibilisation et des formations sur le code de la route et sur le comportement à adopter au profit des automobilistes, sur l’ensemble du territoire national.
Libération des voies publiques, destruction de faux dos d’ânes, respect strict du nombre des passagers pour les taximen, port de la ceinture, une campagne intense de sensibilisation sur les questions liées à la sécurité routière, sont des faits qui ont marqué le «grand retour» du capitaine Taoufik dans son domaine de prédilection.


Ben El Fardou, serial buteur comorien, mais pas que…



El Fardou Ben Mohamed Nabouhane s’est distingué en 2018 entant que serial buteur décisif des Coelacanthes, mais pas que... Le monde du football a été ébahi par sa finesse, son adresse et ses finissions devant les buts. «Big Ben31», son nom dans les stades, a marqué, en 2018, quatre buts en autant des matchs de la campagne de la Can 2019.
Dans son club de l’Etoile rouge de Belgrade, il a inscrit dix buts à la Super Liga serbe dont quatre penaltys en vingt et une sorties. En ligue des champions européens, il a explosé les compteurs aux barrages en signant six réalisations. . Il a également marqué un but contre les Italiens de Naples aux matchs de poule du tournoi de l’Uefa.
Big Ben31 occupe des pages entières des magazines de sport ou d’informations générales notamment Soo Foot, L’Equipe ou Jeune Afrique. Le vendredi 28 décembre, ce dernier l’a classé cinquième dans le top 5 des meilleurs joueurs africains, derrière Mohamed Salah, Sadio Mané, Kalidou Koulibaly et Hakim Ziyech. Aux qualifications de la Can 2019, le Comorien a fini l’année en deuxième position du classement des buteurs, avec quatre buts, derrière le Nigérian Odion Ighalo (6)


Ali Abdou, le héros


 

Il est parti trop tôt, mais sa bravoure et son héroïsme resteront dans les mémoires. Ali Abdou, jeune natif de Wela ya Mitsamihuli, a affronté le feu, samedi 22 décembre dernier, pour secourir une dame prise dans un incendie. Un risque que plusieurs d’entre nous n’auraient pas pris. Mais lui, il l’a fait pour sauver une femme âgée en danger de mort certain et qui pourrait être sa grand-mère.
«C’est un héros,», ont déclaré plusieurs personnes après l’enterrement de ce jeune de 24 ans. Ce sortant de l’Udc en Aes, sociable, actif et sportif, selon ses proches et amis, était l’ancien président de l’Union des étudiants résidant à Mvuni. La disparition de ce jeune a attristé plus d’un. Tous, à travers les témoignages et déclarations enregistrés ici et là, dans les médias, saluent la bravoure de ce jeune qui a mis en danger sa propre vie pour sauver celle d’un autre.


Fatima Halidani, l’infatigable




Fatima Halidani est une sage-femme de formation. La présidente de l’Association des sages-femmes de Ndzuani, puisqu’il s’agit d’elle, accompagne, jour et nuit, et donne beaucoup de son temps à la sensibilisation des jeunes sages-femmes et de la population en général par rapport aux bienfaits du planning familial et des bonnes pratiques hospitalières en matière de soins et de suivis obstétricaux.
Fatima Halidani est une femme vraiment dévouée à son travail. Infatigable, il partage son savoir-faire et son expérience avec ses jeunes pairs. «Mon objectif est de servir les plus démunis», aime-t-elle dire depuis le début de sa carrière. La carrière de la «gardienne», a démarré en 1992 après sa formation à l’Ecole de médecine et de santé publique (Emsp), en tant que bénévole dans le district sanitaire de Mremani à Ndzuani. Du haut de ses 47 ans et ses quatorze ans d’expérience, Fatima Halidani, est depuis 2011, la responsable santé familiale à la direction régionale de la santé à Ndzuani.


Souef Elbadawi, la Culture très généreuse



S’il y a bien un artiste qui devait être distingué en 2018, c’est bien Souef Elbadawi. Réédition de son livre «Un poème pour ma mère une rose entre les dents», à Komedit, reprise de son spectacle, «Obsessions de lune idumbio IV» en France et en Tchéquie, tournée de son groupe musical Mwezi WaQ, lancement d’un magazine culturel (Mwezi Mag) avec AB Aviation, enregistrement du premier album de l’ensemble soufi des Lyaman, signature d’un accord avec la mairie de Moroni pour la création d’un espace culturel (l’arène d’Oasis) sur dix ans et programmation de sa dernière création, «Obsession(s)», au festival des Théâtrales Charles Dullin dans le Val de Marne, après deux résidences menées à la Chapelle des Villeneuve Les Avignon, pour l’une, et au Théâtre Antoine Vitez d’Ivry, pour l’autre.
L’artiste et écrivain Souef, c’est tout simplement une autre vision persévérante, endurante et généreuse de la Culture en générale et de la création culturelle et artistique comorienne en particulier.
Cette année 2018 a été une année prolifique et belle pour celui qui a été déclaré, en 2016, par le Magazine de l’Afrique, parmi les 50 plus grands intellectuels du continent noir.


Amiredine Abdou, la force tranquille