Le ministre de la Justice a rencontré la Chambre anticorruption pour examiner ses contraintes et définir des actions communes, dans un contexte d’évaluation internationale où les Comores visent une amélioration de leur classement.

 

Afin de renforcer la gouvernance, le nouveau ministre de la Justice, Mohamed Nouroudine Afraitane, a tenu, hier jeudi 12 février, une réunion au ministère avec les responsables de la Chambre anticorruption. Les échanges ont porté sur les difficultés rencontrées par l’institution dans l’exercice de ses missions ainsi que sur les mécanismes à mettre en place pour intensifier la lutte contre la corruption.


À l’issue de la rencontre, le ministre a réaffirmé son engagement à accompagner la Chambre anticorruption. «Nous avons discuté des problèmes liés à leur travail et je me suis engagé, avec mon équipe, à les soutenir afin de lutter efficacement contre la corruption», a souligné le ministre, qui estime qu’«un pays corrompu ne peut pas se développer».


Ce dernier a rappelé que l’Union des Comores est actuellement classée en catégorie C, la plus basse, dans le cadre des mécanismes d’évaluation internationale. «Nous ne pouvons peut-être pas éradiquer la corruption à 100 %, mais nous pouvons améliorer nos performances pour atteindre la catégorie B, voire A», a-t-il soutenu. Il a indiqué avoir donné des instructions à ses équipes afin que les activités liées à la lutte contre la corruption se déroulent dans de bonnes conditions.


Le conseiller à la Chambre anticorruption, Mohamed Allaoui, a salué l’initiative des autorités. «Nous sommes satisfaits que le chef de l’État ait accordé une priorité au dossier anticorruption. Dès son arrivée, le ministre a placé cette question parmi les premiers dossiers à traiter, ce qui nous rassure», a-t-il affirmé. Il a notamment évoqué la validation et la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption, ainsi que la participation des Comores au prochain cycle d’évaluation, en tant qu’État évalué et État évaluateur.


Selon lui, la Chambre entend poursuivre ses actions de sensibilisation, de prévention, de poursuites judiciaires et de récupération des avoirs illicites. Avec l’engagement affiché du ministre, ses responsables se disent confiants quant à la possibilité d’améliorer la notation internationale du pays. «La volonté politique est là. Avec les actions que nous allons mener et l’appui du ministère, nous pouvons quitter la catégorie C et viser la catégorie B, voire A», a-t-il ajouté.

 La question de la déclaration de patrimoine, exigence majeure dans le cadre du processus d’évaluation internationale, a également été abordée. «Les Comores disposent d’un délai jusqu’au 30 mars pour enclencher ce mécanisme», a précisé le conseiller.
Par ailleurs, une autre réunion consacrée au volet des droits de l’homme est prévue ce vendredi.