Réunies à Mwali autour du projet Redd+, les autorités insulaires et l’Ong Noé ont dressé le bilan de cinq années d’actions contre la déforestation et présenté les nouvelles perspectives de préservation durable des forêts mohéliennes
Dans le cadre de la lutte contre la déforestation et de la préservation des ressources naturelles de l’île, l’organisation non gouvernementale Noé a réuni, mercredi 13 mai dernier au gouvernorat de Mwali, les autorités insulaires lors d’un atelier d’échange consacré au bilan des cinq années d’activités du projet Redd+ (Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts). Cette rencontre a également permis de présenter les perspectives de la deuxième phase du programme.
«Le mécanisme Redd+ constitue un outil important pour l’atténuation du changement climatique et la conservation des forêts. Ce programme est au cœur des stratégies nationales pour le climat», a déclaré le chef du projet, Louis Moughtar. Au cours de son intervention, il a rappelé le rôle essentiel des forêts dans le maintien de l’équilibre écologique de l’île. Il a notamment évoqué les principes de gestion durable des ressources forestières, les actions de reboisement nécessaires à la restauration des écosystèmes dégradés, ainsi que les stratégies à mettre en œuvre pour freiner la déforestation.
Il a également insisté sur la contribution du projet Redd+ à la prévention des inondations et à la lutte contre l’érosion grâce à la protection des sols et des bassins versants. Validé en 2022 par le Parc national de Mwali, le projet vise à lutter contre la déforestation et à préserver la biodiversité de cette île classée réserve de biosphère par Unesco. Cette initiative apparaît d’autant plus importante que Mwali a perdu plus de 60 % de sa couverture forestière entre 1950 et 2010.
Le rôle des forêts dans l'équilibre écologique
Le responsable du projet s’est montré optimiste quant aux résultats déjà obtenus et a annoncé un consensus autour de la création d’un organe de gouvernance destiné à servir de cadre permanent de concertation sur les orientations et les nouveaux objectifs du programme. Représentant la gouverneure de l’île, le secrétaire général du gouvernorat de Bonovo a souligné l’importance de cet engagement collectif.
«La forêt ne constitue pas seulement un patrimoine naturel exceptionnel ; elle représente le socle de notre équilibre écologique, le garant de nos ressources en eau, le refuge de notre biodiversité unique, ainsi qu’un pilier fondamental du bien-être de nos communautés», a-t-il affirmé.




