Une opération conjointe de la gendarmerie et de la police nationale a permis l’interpellation de trafiquants de stupéfiants et prostituées présumés, ainsi que d’étrangers en situation irrégulière.

 

Une vaste opération conjointe de lutte contre la délinquance s’est déroulée la semaine dernière dans le quartier de Hankunu, à Moroni. Menée par la gendarmerie et la police, cette intervention s’inscrit dans le projet global du ministère de l’Intérieur dit de « Pacification de Moroni », dont de précédentes opérations du même genre ont déjà été enregistrées en décembre dernier. L’opération s’est déroulée entre 18h30 à 20h et visait à «renforcer la sécurité publique, lutter contre la prostitution, la vente de produits chimiques et les activités illicites», tout en «sensibilisant les commerçants et la population au respect de la réglementation, à l’approche du mois de ramadan». Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, la capitale fait en effet face à une recrudescence de la délinquance. Un habitant de Moroni déplore notamment la présence visible de réseaux de prostitution dans certains secteurs de la ville. Faisant le point sur les résultats, le ministre de l’Intérieur, Mohamed Ahmed Assoumani, a annoncé l’interpellation de quarante-huit personnes, dont dix en possession de stupéfiants, sept identifiées pour prostitution et cinq étrangers en situation irrégulière.

Le chef du département central de la police judiciaire, Yakoute Abdouroihamane, a indiqué que parmi les personnes arrêtées figurent quinze femmes de nationalité malgache et trente-trois hommes. Parmi les interpellés, «dix détenaient des produits stupéfiants et de l’argent, sept prostituées étaient en possession de préservatifs, tandis que vingt-six individus ont été identifiés comme délinquants présents dans les environs». Les personnes arrêtées ont été «confiées à la gendarmerie pour l’ouverture d’une enquête judiciaire». Les étrangers en situation irrégulière, quant à eux, «restent sous la responsabilité de la police nationale en vue d’un éventuel refoulement aux frontières».