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Lutte contre le blanchiment d’argent I Vers la mise en place d’une stratégie nationale

Lutte contre le blanchiment d’argent I Vers la mise en place d’une stratégie nationale

Société | -   Mariata Moussa

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«Chaque groupe a établi un plan d’action. Et la somme de tous ces plans d’action débouchera permettra d’enclencher l’élaboration de la stratégie nationale pour mieux lutter contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme», selon la directrice général du Service des renseignements financiers (Srf), Hadidja Ali.

 

En partenariat avec la Banque mondiale (Bm) et la Banque centrale des Comores (Bcc), le ministère des Finances, à travers le Service des renseignements financiers (Srf) a organisé un atelier sur le blanchiment d’argent. Tenu hier 21 février, cette journée de réflexion avait retenu pour thématique, «atelier de validation de la dissémination des résultats de l’évaluation nationale des risques de la stratégie nationale de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement terroriste».

Durant cette journée, les intervenants issus de milieux divers entre autres, les magistrats, les avocats, les notaires, les experts comptables, les représentants d’agents immobiliers ont rejoint les banquiers, les agents des institutions financières et le Srf pour se pencher sur la question.Organisé en vue de mettre fin à ce fléau de blanchiment des capitaux et du financement terroriste, les différents groupes qui ont participé à cette journée de réflexion, ont identifié, chacun dans son domaine, les menaces du fléau et les vulnérabilités du pays en la matière.

Se doter des moyens juridiques nécessaires

«Chaque groupe a établi un plan d’action et la somme de tous ces plans d’action permettra d’enclencher l’élaboration de la stratégie nationale pour mieux lutter contre le blanchiment des capitaux et le financement terrorisme», a déclaré la directrice de Srf, Hadidja Ali. A en croire la directrice, ce travail a été effectué sous la supervision de la Banque mondiale. L’Union des Comores doit se conformer aux recommandations établies en se dotant des moyens juridiques nécessaires pour lutter contre ce fléau qui est le blanchiment des capitaux et la lutte contre le financement du terrorisme.


Cet atelier de validation organisé dans la journée d’hier a été précédé d’un travail de terrain qui consistait à identifier, analyser et comprendre les risques et les menaces liés au blanchiment des capitaux et au financement du terrorisme. «Les parties prenantes à cet atelier à savoir les banques, les institutions financières, les praticiens des droits et de chiffres, c’est-à-dire les experts comptables et les intervenants du domaine immobilier sont les principaux concernés par ce fléau».Selon toujours la directrice, «la présence de ces personnes issues de tous corps professionnels différents est motivé par le fait que le blanchiment d’argent passe par les domaines où il y a des entrées d’argent. Le risque est partout, il n’a rien à négliger».

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