Réunis à Moroni pour une formation de quatre jours, des professionnels des médias approfondissent leurs connaissances en journalisme de santé afin d’améliorer notamment le traitement médiatique du diabète.

 

Comment traiter efficacement les questions de santé dans les médias ? Quels angles privilégier pour sensibiliser le public ? Et comment intégrer l’intelligence artificielle dans la production journalistique ? Autant de questions au cœur d’une formation destinée aux professionnels des médias, ouverte lundi à l’hôtel Itsandra.Organisé par l’Ong Santé Diabète, cet atelier de quatre jours vise à renforcer les capacités des journalistes dans le traitement de l’information sanitaire, avec un accent particulier sur le diabète. La formation est animée par la journaliste scientifique Stéphany Gardier. Selon Cheikh Abdallah Soilih Abdoulkarim, conseiller au Conseil national de la presse et de l’audiovisuel (Cnpa), cette initiative intervient à un moment opportun. «Cette formation permettra aux journalistes de mieux sensibiliser la population sur les différentes maladies à travers des reportages, des interviews et des émissions», a-t-il dit. Il a aussi rappelé que «les Comores font face à des défis croissants en matière de santé publique, notamment en ce qui concerne le diabète». Les participants ont salué le caractère interactif de cette première journée, marquée par des échanges et des partages d’expériences entre la formatrice et les professionnels des médias.

La collecte, l’analyse et la diffusion des données

Reporter à l’Ortc de Ndzuani, Ahamadeûs-Chakrou Houmadi a estimé que ce renforcement des capacités contribuera à améliorer la qualité de son travail. «Bien que nous soyons seulement au début de la formation, j’ai déjà découvert des notions comme celle de «pair éducateur», dont je n’avais jamais entendu parler auparavant. C’est très enrichissant», a-t-il confié.Le journaliste a expliqué également avoir découvert les enjeux liés au diabète lors d’une première formation suivie en 2023. Il a particulièrement apprécié l’approche pratique de cette nouvelle session. «Contrairement aux précédentes formations auxquelles j’ai participé, celle-ci inclut un travail de terrain. Même si nous travaillerons en groupes, chacun devra produire son propre article», a-t-il expliqué.L’Ong Santé Diabète œuvre au renforcement du rôle de la société civile au sein d’un réseau multi-acteurs afin d’améliorer la prévention, la prise en charge et l’accompagnement des personnes vivant avec le diabète au Burkina Faso et en Union des Comores, dans le cadre du projet RéseauxDiab.