Annonçant une session intense de formation de cinq jours, du 13 au 17 avril, au profit des cadres, Youssoufa Mohamed Ali a insisté sur «une approche globale de la sécurité» qui, selon lui, ne repose pas uniquement sur des moyens militaires, mais aussi sur «la prévention, la sensibilisation et le renforcement institutionnel».
Le directeur de cabinet du chef de l’État, chargé de la Défense, Youssoufa Mohamed Ali, a lancé hier, lundi 13 avril, au Palais du peuple, les activités de la Coalition islamique militaire contre le terrorisme (Cimct). La cérémonie s’est tenue en présence du secrétaire général de la coalition, mais également de plusieurs partenaires internationaux, notamment le centre des Nations unies pour la lutte contre le terrorisme. A l’occasion, le directeur de cabinet du président de la République a exprimé sa satisfaction d’accueillir les représentants de la Cimct et des Nations Unies.
Il saluera ainsi une coopération fondée sur la solidarité, le partage d’expertise et la responsabilité collective. «Cette initiative marque une nouvelle étape dans l’engagement de l’Union des Comores face aux menaces contemporaines, en particulier l’extrémisme violent et le terrorisme sous toutes leurs formes. Elle s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités nationales, déjà amorcée ces dernières années», a-t-il souligné.
Parmi «les avancées notables», Youssoufa Mohamed Ali a rappelé le lancement en 2025 à Moroni d’un programme stratégique de la Cimct dédié au renforcement des capacités des imams et prédicateurs dans le cadre de l’initiative «Wasata». Cette action, selon le chargé de la Défense, visait à «promouvoir un discours religieux basé sur la modération, la tolérance et le vivre-ensemble».
Par ailleurs, plusieurs formations ont été organisées dans le pays pour lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, impliquant des acteurs des secteurs sécuritaire, judiciaire et financier. «Ces efforts ont permis de renforcer les compétences nationales en matière de détection et de lutte contre les flux financiers illicites», a-t-on souligné.
La session de cinq jours lancée ce 13 avril, constitue, selon les organisateurs, une étape importante de cette stratégie. Organisée par la Cimct en partenariat avec le centre des Nations unies pour la lutte contre le terrorisme et avec l’appui du bureau des Nations unies de lutte contre le terrorisme, «cette formation vise à doter les participants d’outils modernes et de bonnes pratiques internationales».
«Une culture durable de vigilance et de résilience»
Elle met l’accent sur plusieurs axes essentiels, notamment l’anticipation des menaces, la prévention des risques, la protection des institutions et la réponse efficace dans le respect de l’État de droit et des droits humains. «La tenue de cette formation aux Comores témoigne de la confiance accordée au pays et de son engagement croissant dans la sécurité régionale et internationale.
Sous l’impulsion du président Azali Assoumani, le renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité est devenu une priorité stratégique», a déclaré Youssoufa Mohamed Ali qui soulignera que les autorités misent notamment sur la formation continue, la professionnalisation et l’adaptation aux nouvelles menaces pour garantir une sécurité durable.
Le secrétaire général de la Cimct, Mohamed bin Saeed Al-Moghidi, a, pour sa part, souligné les résultats déjà obtenus par la coalition, indiquant que plus de «80 spécialistes ont été formés dans le domaine de la lutte contre le terrorisme». Il a exprimé l’espoir que les programmes menés aux Comores contribueront à renforcer la sécurité des États membres.
De son côté, le directeur du centre des Nations unies pour la lutte contre le terrorisme, Mauro Miedico, a rappelé l’ampleur des actions menées à l’échelle internationale. «Grâce à ses programmes, plus de 100 États membres ont été accompagnés et plus de 10 000 personnes formées, notamment dans la lutte contre le financement du terrorisme, qu’il qualifie de défi urgent», a-t-il mentionné.
Les participants à cette formation sont appelés à jouer «un rôle clé» dans cette stratégie, en appliquant et en diffusant les connaissances acquises afin de bâtir «une culture durable de vigilance et de résilience».



