Depuis le début du ramadan, la Société comorienne des hydrocarbures (Sch) multiplie les contrôles inopinés à Ndzuani pour «garantir l’approvisionnement, prévenir toute spéculation et assurer le respect des prix officiels.
Des contrôles inopinés sont menés depuis le début du ramadan dans plusieurs stations-service de Ndzuani. Selon la Société comorienne des hydrocarbures (Sch), il s’agit d’une mission de supervision des stations-service et des points de vente. Avant-hier mercredi, l’équipe chargée du contrôle a sillonné le chef-lieu de l’île, Mutsamudu, afin de s’assurer de la disponibilité des produits pétroliers et du respect des prix fixés par l’État.
Une démarche globalement saluée
Dans certaines stations de la ville, les affiches indiquant les prix des carburants sont désormais bien visibles. Chargé de la supervision au niveau de l’île, le chef commercial Iliassa Ali Attoumane a affirmé que ces descentes ont démarré dès les premiers jours du ramadan. Il a insisté sur la nécessité d’anticiper la forte demande durant le mois sacré. «Depuis le début du ramadan, nous avons renforcé notre dispositif logistique afin d’éviter toute rupture. Les stocks sont disponibles et les rotations se font normalement.
Notre priorité est d’assurer un approvisionnement régulier et équitable sur l’ensemble de l’île. C’est l’objectif de notre descente sur le terrain. Des agents restent même dans les stations-service», a-t-il fait savoir. Le chef commercial a également rappelé que ces contrôles visent à lutter contre les pratiques spéculatives. «Les opérations de supervision ne sont pas seulement préventives, elles permettent aussi de lutter contre les abus.
Nous veillons au respect des prix fixés par l’État et à la limitation des quantités servies afin d’éviter toute tentative de pénurie, qui n’existe pas. Nous voulons rassurer la population : actuellement, il n’y a aucun problème de disponibilité de carburant», a-t-il précisé. Sur le terrain, des agents de stations confirment le passage des équipes de la Sch. Du côté des consommateurs, la démarche est globalement saluée.
Rencontrée hier jeudi à la station Shell Naa, Fatima Saïd a estimé que ces contrôles sont bénéfiques pour la population. «Ces descentes permettent de vérifier la qualité du carburant et d’éviter les fausses pénuries. Jusqu’à présent, il n’y a aucune rumeur de rupture. On trouve facilement le pétrole lampant au prix fixé. Certaines stations affichent clairement les tarifs», a-t-elle indiqué.



