Le gouverneur Gavin Newsom a signé le 27 septembre une loi qui inscrit les deux Aïd dans la liste des fêtes officielles de la Californie. Le texte n’impose pas de congé payé à tous, mais il permet aux employés de l’État de disposer de congés pour ces jours-là et aux écoles de s’organiser pour les élèves. Pour les Comoriens de la diaspora, pour qui l’Aïd reste un moment de retrouvailles et de transmission loin de l’archipel, cette reconnaissance place la voie à des célébrations plus sereines.

 

Avec la signature de la loi AB 2017 aux Etats-Unis, l’Aïd el-fitr et l’Aïd el-adha deviennent des fêtes officielles de l’État. Une reconnaissance symbolique et pratique pour les familles comoriennes installées en Amérique, où ces célébrations se vivent souvent entre deux journées de travail. «En effet, je suis à Pennsylvanie depuis 13 ans, pour ce qui est de la célébration de l’Aid, on part à la mosquée le matin où un repas est bien préparé là-bas. D’habitude, on a presque deux ou trois prières car la plupart des musulmans ne vont pas suffire pour une seule prière. Dans le cas où l’Aid c’est le weekend, on s’organise en louant certaines écoles pour se réunir après la prière où encore on peut organiser des barbecues en communauté», a exprimé Ahmed Abdallah Mgueni résident aux Etats-Unis. 


Il ajoute ensuite qu’en cas de célébration pendant des jours ouvrables, il existe une demande de repos à faire pour la prière et la célébration ou encore prendre une demi-journée. «D’une manière générale, le plus difficile c’est pour les enfants car on doit envoyer une note justificative pour expliquer la raison de l’absence et eux ils tolèrent quand il s’agit d’une fête religieuse. Pour ma part, c’est une annonce qui fait vraiment plaisir, qu’ils commencent à nous prendre en considération malgré notre cas minoritaire même si je suis à 5h de temps de vol néanmoins c’est une réussite pour ceux qui sont là-bas, a-t-il confié.  
Pour lui, ce n’est pas uniquement une grande nouvelle unique

ment pour la communauté comorienne mais pour toute la communauté musulmane y installée et précise qu’au niveau des autres états, tout se déroule dans de bonnes conditions. «Si je peux dire quelque chose à propos de là où je suis, s’ils pouvaient copier ce genre de mesure ça sera d’une grande aide pour nous, cela nous permettrait de pratiquer paisiblement la prière sans avoir à nous soucier de ce qui concerne le boulot ou autre», a conclu Ahmed Abdallah Mgueni, comorien résidant en Pennsylvanie.