Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux a provoqué une onde de choc. On y voit un adulte s’en prenant violemment à un enfant au motif que celui-ci serait monté dans son véhicule sans son autorisation. Mais pour la Commission des droits de l’Homme, «quelle que soit la faute éventuellement commise par un mineur, nul ne peut se faire justice soi-même ni recourir à la violence».

 

Ce sont des vidéos qui ont profondément choqué l’opinion publique lundi.  On y voit durant des minutes plus longues que des heures, un adulte s’en prendre physiquement à un enfant, visiblement mineur. La raison de ce déchainement de violence ? L’enfant se serait introduit dans le véhicule du monsieur. Pour «le punir», et lui faire passer l’idée de refaire la même chose, il coince sa main entre la portière de la voiture. Les sanglots de sa victime n’y changeront rien, pas plus que sa promesse de ne pas répéter cette action. 


En quelques heures, grâce à la mobilisation des journalistes notamment, l’agresseur présumé a été identifié et arrêté par la gendarmerie. Ce 15 septembre dans l’après-midi, il s’y trouvait encore. Contacté pour en savoir un peu plus sur son interpellation, un officier de gendarmerie nous a redirigés vers le parquet qui, lui, n’a pas donné suite à nos appels.  
En tout cas, la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés (Cndhl) a réagi promptement. Lundi, dans un communiqué, elle a dit condamner «toute forme de violence ou de maltraitance à l’égard des enfants. Quelle que soit la faute éventuellement commise par un mineur, nul ne peut se faire justice lui-même, ni recourir à la violence».  


La Cndhl a par ailleurs appelé «les autorités judiciaires compétentes à ouvrir une enquête afin d’établir les faits et de déterminer les responsabilités conformément à la loi», tout en assurant qu’elle était elle-même «en train de mener ses propres investigations afin de vérifier l’origine et les circonstances de cette affaire». La Cndhl a enfin «invité le public à faire preuve de responsabilité et à préserver l’identité et la dignité de l’enfant», indiquant par ailleurs qu’elle «suivra cette affaire avec la plus grande attention et communiquera, dans le respect de ses obligations légales et de l’intérêt supérieur de l’enfant, les éléments qui pourront être établis à l’issue de ses investigations». La victime aussi se trouverait à la gendarmerie pour plusieurs affaires le concernant. Sur les réseaux sociaux, quelques voix se sont élevées, disant que l’enfant «avait un comportement qui laissait à désirer». Celui-ci, aurait, selon plusieurs sources concordantes, un parcours de vie pour le moins chaotique avec un cadre familial bringuebalant. En un mot comme en mille, c’est un enfant à sauver.