L’officier de la Police nationale, Charif Said Mohamed Cheikh, connu sous le nom de Mze Cheikh, décédé le 20 février dernier à Dar es Salam, a été inhumé ce dimanche 23 février dans sa ville natale de Fomboni.Ses funérailles ont été marquées par une cérémonie d’hommage, organisée à Monimoimdji, à la place de Mpangahari, en présence de hauts représentants de la police nationale, dont le directeur général de la police, Nassif Kaïssane, le secrétaire général du ministère de l’Intérieur ainsi que plusieurs autres personnalités publiques. Son parcours a été retracé par Elarif Hamidi, qui l’a présenté comme « un enfant discipliné de la Police nationale ».
Né à Fomboni en 1960, il y a suivi sa scolarité avant d’obtenir son baccalauréat en 1988. Après des études sur place aux Comores, il a été sélectionné parmi les 11 élèves envoyés à l’École nationale de police d’Antsirabe, à Madagascar. «Il maîtrisait les rouages de la Police nationale comme s’il était chez lui. Il a suivi plusieurs formations dans divers pays arabes, notamment aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite, acquérant ainsi de solides compétences dans le domaine», a souligné Elarif.À son retour aux Comores, il a intégré les services de renseignement sous le régime de l’ancien président Djohar avant d’être nommé directeur de cabinet du ministre de la Défense, Madi Hamada.
Une figure marquante de l’institution policière
Sous le régime du président Taki, il a accédé au grade de haut officier de la Direction nationale de la Police et occupé plusieurs postes jusqu’à celui de contrôleur général de la Police nationale, avant d’évoluer vers d’autres fonctions.
Il a également été conseiller de l’ancien ministre de l’Aménagement du territoire, Afretane Youssoufa, jusqu’en juillet 2024, date du dernier remaniement ministériel. «Nous avons perdu un frère, un ami, un camarade d’armes», a déclaré le commissaire Kaissane. Sur le plan personnel, Mze Cheikh a eu trois épouses et était père de six enfants, trois filles et trois garçons, dont l’un réside actuellement au Maroc. Affecté par la maladie depuis son jeune âge, il s’est battu jusqu’à son dernier souffle, à Dar es Salam, où il s’était rendu en décembre 2024. Il restera une figure marquante de l’institution policiere qui a servi son pays avec engagement.
Une grande perte pour Mwali et pour le pays