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Marché des denrées alimentaires à Ndzuani I Entre stabilité des prix et tension à l’approche du ramadan

Marché des denrées alimentaires à Ndzuani I Entre stabilité des prix et tension à l’approche du ramadan

Société | -   Ahmed Zaidou

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À l’approche du ramadan, Al-watwan a sillonné les marchés de Mutsamudu et Wani pour observer l’évolution des prix des produits de première nécessité. Si les fruits et féculents restent disponibles, leur quantité a diminué, et les prix varient d’un marché à l’autre. À Wani, les produits vendus en tas sont plus abordables qu’à Mutsamudu.
Les étals offrent une grande diversité d’aliments, mais la disponibilité et les prix fluctuent selon les produits. Certains sont rares ou plus chers qu’à l’ordinaire, notamment les pommes de terre et le fruit à pain. Pour les féculents, les prix restent relativement stables malgré une baisse des quantités. Le riz, élément central de l’alimentation, oscille entre 600 francs le kilo et un prix au sac variant entre 10 500 et 11 500 francs.


Sur les étals des fruits et légumes, l’abondance est de mise. Les tomates, les carottes et les haricots verts restent accessibles, tandis que le gingembre et le curcuma, bien que disponibles, affichent des prix plus élevés. Le poisson, en particulier le thon, a vu son prix chuter, parfois divisé par deux en raison des difficultés de conservation liées aux coupures d’électricité. Côté viandes et volailles, les tarifs varient selon l’origine. La viande importée se vend par lots de 2,5 kilos, tandis que la viande bovine locale est commercialisée au kilo. Le poulet, notamment les ailes, cuisses et pilons, reste accessible avec des prix légèrement fluctuants. Les produits de base comme la farine, le sucre et les lentilles maintiennent une certaine stabilité, bien que la farine de maïs présente une différence de prix entre la variété jaune et la blanche.
Les huiles alimentaires affichent de fortes disparités selon la marque et la qualité, avec une huile de tournesol plus abordable que l’huile d’olive, qui atteint parfois 5 000 francs le litre.

Des prix légèrement fluctuants

Concernant l’eau embouteillée, la concurrence entre cinq usines locales permet de maintenir des prix relativement bas. Les bouteilles de différents formats restent accessibles (150 francs pour la bouteille de 500 millilitres et 250 francs pour celle d’un litre et demi), avec une option plus économique pour les consommateurs achetant en grande quantité. Enfin, certains produits se font rares, notamment pour le sel importé de Madagascar, qui a disparu des rayons. En revanche, des alternatives locales, parfois aromatisées, sont proposées sur le marché.

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