Après une semaine marquée par un arrêt des activités commerciales, les marchés sont animés par une ambiance morose, avec moins de clients que d’habitude. Un sentiment de pessimisme est affiché auprès des vendeurs. Ces derniers comptent toutefois sur les festivités de l’Aïd-el Kabîr et les cérémonies des grands mariages à venir pour compenser les pertes et limiter les dégâts financiers causés par la grève.


Les marchés, plus précisément Volo-volo, retrouvent progressivement leur animation habituelle après une semaine de paralysie liée au mouvement de grève ayant fortement perturbé l’activité économique dans la capitale. Hier mardi, les commerçants pour la plupart, ont rouvert leurs boutiques, leurs activités commerciales tandis que des clients sont de moins en moins fréquents sur les lieux. Cela marque une reprise timide des activités dans le plus grand marché de la capitale.


«Après une semaine tendue, sans rien faire, nous sommes contents de reprendre nos activités. Dieu merci, même si les choses ne sont pas vraiment revenues totalement à la normale. On dirait même que les clients n’ont pas encore repris l’habitude. Concernant la grève, c’était une grosse perte de notre part, dans la mesure où on a perdu de l’argent. Cependant, c’est un fait, on se doit de résister, car c’était surtout une mobilisation solidaire nécessaire.

On n’est pas les seuls tout le monde était concerné», a régi Ramadhoine Ahamada qui dit avoir perdu beaucoup de recettes. «Je ne peux pas vraiment donner une estimation par rapport à combien de jours dois-je travailler pour rattraper la semaine perdue», a-t-il ajouté.  Pour sa part, Abdou Husein, propriétaire d’un magasin de produits alimentaire au quartier «Phillips», l’après-grève reste compliquée à gérer après des jours d’interruption d’activités. 

Des pertes importantes de recettes 

«C’est en effet compliqué de recommencer après une semaine de ralentissement, mais aussi d’affrontement et surtout nous qui dépendons de nos grossistes qui étaient engagés dans ce combat. En tout cas, c’est un soulagement avec ce retour à la normale», a-t-il déclaré.  Abdou Husein a fait part des pertes enregistrées. «On a perdu beaucoup, néanmoins, on ne va pas décrocher. Tout ira mieux, on y croit », a-t-il déclaré, optimiste. 


Malgré cette lente reprise, le commerçant reste confiant qu’à l’approche de la période des festivités religieuses et coutumières, faisant référence notamment à l’Aïd el Kabîr et aux cérémonies des grands mariages. Des évènements caractérisés par une forte consommation des ménages comoriens et qui vont, selon lui, «compenser les pertes subies durant la semaine de la grève».