La Meck-Moroni a remis vendredi 11 septembre au Palais du peuple les bourses de la 12ᵉ édition de Twamaya ya Maudu. Vingt-huit jeunes poursuivront leurs études grâce à cet accompagnement financier.
Vingt-huit nouveaux jeunes ont intégré, vendredi 11 septembre, le programme de bourses Twamaya ya Maudu de la Meck-Moroni. La cérémonie de remise des certificats s’est tenue au Palais du peuple, en présence notamment du ministre de l’Éducation, du recteur de l’Université des Comores (Udc), des administrateurs de la Meck-Moroni, du préfet du Centre et des familles des lauréats.
Lancée en 2015, cette initiative en est à sa 12ᵉ édition. Pour cette nouvelle promotion, 14 étudiants poursuivront leurs études à l’Udc et bénéficieront d’une allocation mensuelle de 50 000 francs comoriens. Les 14 autres, inscrits dans des établissements d’enseignement supérieur à l’étranger, percevront 150 000 francs par mois pendant trois ans, jusqu’à l’obtention de leur licence.
«Célébrons le mérite»
Avec ces 28 nouveaux bénéficiaires, le nombre de jeunes accompagnés par le programme atteint désormais 284 depuis sa création. La Meck-Moroni indique avoir consacré plus de 500 millions de francs comoriens à cette politique de soutien aux études.
La directrice exécutive de la Meck-Moroni, Farida Moilime, a rappelé l’importance de ce programme dans la politique sociale de l’institution. Depuis plus de dix ans, Twamaya ya Maudu constitue, selon elle, «l’une des principales actions sociales de la Meck-Moroni».
S’adressant aux nouveaux bénéficiaires, elle a souligné que leur sélection récompense avant tout leurs efforts scolaires. «Votre réussite est le fruit de votre travail, de vos efforts et de votre persévérance tout au long de votre parcours scolaire», a-t-elle déclaré.
Pour Farida Moilime, la bourse dépasse le simple soutien financier. Elle doit encourager les jeunes à poursuivre leurs ambitions et à aller au terme de leur parcours. «Nous célébrons donc aujourd’hui le mérite, le travail acharné et la détermination de nos enfants », a-t-elle insisté.
La responsable a également salué l’implication des parents et des enseignants. Elle a réaffirmé la volonté de la Meck-Moroni de demeurer une institution «de proximité, performante et socialement responsable». L’objectif affiché est également de voir les bénéficiaires revenir aux Comores après leurs études afin de mettre leurs connaissances et compétences au service du développement national.
Le recteur de l’Université des Comores, Ibouroi Ali Tabibou, s’est dit particulièrement heureux de voir l’Udc associée à ce programme depuis sa création. L’université participe notamment à l’étude des dossiers et à la sélection des candidats, tout en facilitant leur inscription dans les formations choisies. Pour le recteur, ce partenariat fonctionne dans les deux sens. La Meck-Moroni apporte également son soutien à certaines activités scientifiques et académiques de l’Udc. Au nom de l’Université des Comores, Ibouroi Ali Tabibou a adressé ses remerciements à la Meck-Moroni pour son engagement en faveur de la jeunesse et de l’enseignement supérieur, notamment en permettant à des jeunes issus de familles disposant de ressources limitées de poursuivre leurs études dans de meilleures conditions.
Un ancien bénéficiaire, lauréat de l’édition 2020 et actuellement étudiant en médecine à l’étranger, a témoigné par vidéo. Il a évoqué « une stabilité financière » qui lui a permis de se concentrer davantage sur ses études. Aux nouveaux boursiers, il a adressé un message d’encouragement : «C’est juste un pas, mais le reste est à venir ».Le ministre de l’Éducation, Bacar Mvoulana, a pour sa part appelé les lauréats à dépasser les limites qu’ils pourraient associer à la taille du pays. «Visez haut, ne vous dites jamais que nous sommes un petit pays et que nous devons avoir de petites ambitions. Vous pouvez devenir tout ce que vous voulez», a-t-il lancé. Il les a également encouragés à revenir aux Comores après leurs études et a invité les entreprises et acteurs économiques à investir davantage dans la jeunesse. «Investir dans un jeune, ce n’est pas une dépense», a-t-il affirmé.La cérémonie s’est achevée par la remise officielle des certificats, suivie d’une prestation musicale de la chanteuse Salam.



