Le Medina Festival revient les 27 juillet et 29 juillet pour son édition été 2026. Treize artistes de l’Océan indien sont annoncés, avec en tête d’affiche la star tanzanienne Mbosso, qui se produira finalement uniquement à Mutsamudu.
L’association Médina Festival a convié la presse hier, jeudi 23 juillet au siège de Yas à Mutsamudu pour lancer les activités de l’évènement. A l’occasion, l’on a appris que le festival sera organisé autour de deux événements prévus à Ndzuani, au stade de Missiri, à Mutsamudu, le 27 juillet, puis à Wani, le 29 juillet. Cette 17e édition, organisée vingt et un ans après la création de l’événement, réunira des artistes venus de la Tanzanie, de Madagascar, de La Réunion et des quatre îles des Comores.
Des styles musicaux variés
La programmation de cette année comprend notamment Mbosso, Tence Mena, Lockygramme, Terrell Elymoor, Baco Ali, Walter, N-Pro Game, Lateral, le groupe Motamo ainsi que d’autres artistes comoriens à savoir La diva Samra, Zepe et Mountaz. En revanche, l’artiste mohélien Soubi, bien qu’annoncé sur l’affiche, ne participera finalement pas au festival. L’animation sera assurée par le Mahorais Slomis. Cette année, le Médina Festival peut compter sur des partenaires comme votre journal Al-watwan, Royal Air ou encore le Secrétariat général du gouvernement.
Le président de l’association Medina Festival, Mohamed Maansoib, alias Pompidou, a fait savoir que l’événement répond aux exigences d’un événement devenu une référence. «Depuis la création du festival il y a vingt et un ans, nous avons connu plusieurs interruptions, notamment à cause de la pandémie de Covid-19. Cette édition est la dix-septième et nous voulons poursuivre sur la dynamique de la précédente, qui reste la plus réussie. L’appui de l’État, du Secrétariat général du gouvernement et de nouveaux partenaires a été déterminant pour rendre cette édition possible», a-t-il déclaré.
Le président de l’association a expliqué le choix d’élargir le nombre d’artistes afin de proposer des styles musicaux variés. «Mbosso ne pourra finalement se produire qu’à Mutsamudu. Malgré cela, nous avons constitué une programmation diversifiée avec un ordre de passage bien défini. Notre ambition est, dès la création du festival, d’ancrer durablement le Medina Festival dans l’histoire du pays, de promouvoir les artistes comoriens à l’échelle de l’Océan indien, de favoriser le vivre-ensemble et de générer des retombées économiques pour les opérateurs locaux», a-t-il expliqué. Dans ses interventions, Mohamed Maansoib est également revenu sur la possibilité d’une extension de l’événement à Domoni. «Cette question dépend essentiellement des contraintes logistiques et de la disponibilité des moyens. Nous souhaitions déjà organiser le festival sur trois jours. Avec le soutien affiché des autorités, nous espérons pouvoir, lors des prochaines éditions, décentraliser davantage l’événement, notamment à Domoni », a-t-il mentionné.
Pour sa part, le secrétaire général du Medina Festival, Ockache, est revenu sur l’absence de Mbosso à Wani et les mesures prises par les organisateurs. «Nous avons tout mis en œuvre pour que Mbosso participe aux deux soirées, mais la décision est désormais définitive. Il se produira uniquement à Mutsamudu. En conséquence, les tarifs d’entrée pour la soirée de Wani ont été revus à la baisse et nous appelons le public à faire preuve de compréhension». A-t-il indiqué, annonçant que, cette année, un espace Vip sera également aménagé, notamment pour accueillir les autorités et les autres personnes qui le souhaitent.
Le secrétaire général a enfin tenu à rendre hommage à ceux qui ont contribué à la naissance du festival. «Je souhaite saluer le travail fait par la radio Dzialandze, qui est à l’origine de cette aventure culturelle. Nous exprimons à ses membres toute notre reconnaissance pour le travail accompli au fil des années afin de faire grandir le Medina Festival», a-t-il conclu.


