L’incident ne semblait pas étonner les premières personnes arrivées sur le lieu. Mais plusieurs heures plus tard, vers 20 heures, le trou s’est considérablement élargi, laissant apparaître une structure jusque-là dissimulée sous terre.
Tout a commencé mercredi matin, aux environs de 10 heures. Selon Abdou Djae, agent de sécurité présent sur les lieux, un camion porte-conteneur s’est rendu dans la cour abritant les locaux du ministère de la Fonction publique et le ministère de la santé pour y déposer un conteneur de 20 pieds contenant du goudron destiné à la société chinoise chargée de la réhabilitation de la route de Washili. Au moment de la manœuvre, l’un des pneus du poids lourd a provoqué un affaissement du sol. «Le pneu a fait un trou», raconte l’agent de sécurité.
Les autorités alertées
À la surprise des personnes présentes, une citerne de dimensions importantes a alors été découverte. Selon les premières constatations, elle serait profonde et présenterait plus de deux mètres de hauteur et plusieurs mètres de longueur. Son aspect laisse penser qu’elle pourrait être ancienne, mais aucune information ne permet pour l’instant d’établir avec certitude sa date de construction, sa fonction ou les circonstances de son enfouissement.
Face au risque que représentait l’affaissement du terrain pour le camion porte-conteneur, un autre poids lourd a été dépêché sur place afin de lui apporter assistance et d’éviter qu’il ne s’effondre davantage. Le conteneur a finalement pu être déposé à proximité, permettant de sécuriser le lieu et de laisser les agents et les citoyens présents observer cette découverte inhabituelle.
Parmi les premières personnes à se rendre sur les lieux, le directeur général de la Fonction publique, Omar Chaihane, a rapidement pris des dispositions afin d’alerter les différentes autorités concernées. «Il y a deux ministères ici, à savoir celui de la Santé et celui de la Justice et de la Fonction publique. J’ai contacté tous les responsables, les secrétaires généraux des deux ministères», explique-t-il. Et d’ajouter : «J’ai également contacté les services de sécurité, notamment la gendarmerie, ainsi que le Centre national de documentation et de recherche scientifique (Cndrs) ».
Le directeur général indique, par ailleurs, avoir sollicité le Dr Ahmed Ouled, enseignant-chercheur, afin que des investigations puissent être menées.
Pour l’heure, aucune conclusion officielle n’a été communiquée sur la nature ou l’histoire de cette citerne découverte fortuitement.
«Je ne peux avancer des informations, mais je suppose que nous en saurons davantage dans les jours à venir », a déclaré Omar Chaihane. La découverte suscite désormais la curiosité des agents et des riverains, dans l’attente des premières conclusions des services compétents. Des expertises pourraient permettre de déterminer l’origine de cette structure et de lever le mystère sur sa présence sous la cour des ministères.




