Les techniciens attendent finaliser l’élaboration du document d’ici fin avril, avant d’engager sa mise en œuvre progressive dans le but de tenir les ambitions fixées pour 2030.

 

La commissaire générale au plan, Najda Said Abdallah a lancé ce lundi 23 mars, les travaux d’un atelier qui s’étendra sur une semaine ayant réuni les acteurs publics, la société civile, le secteur privé ainsi que les partenaires techniques et financiers au développement du pays. Cet atelier qui se tient au Retaj a pour objectif de « définir le  plan d’accélération de la mise en oeuvre du Plan Comores Émergent (Pce)». Ces travaux visent selon la Commissaire concrètement «à faire le bilan des réalisations physiques et financières du PCE, et à déterminer les différentes actions à mettre en œuvre pour l'atteinte des objectifs visés par le PCE à l'horizon 2030.»


Les participants ont donc pour missions d’établir le bilan global des réalisations, identifier les manquements et tirer les leçons nécessaires. «Il nous reste quatre ans pour atteindre l’échéance de 2030 », a rappelé Najda Said Abdallah, insistant que «dans le cadre de la mise en oeuvre du PCE, plusieurs activités ont été réalisées notamment dans les domaines des infrastructures, de l’énergie et de l’éducation. Il est donc nécéssaire selon elle, de «capitaliser sur les réussites, corriger les faiblesses et detecter les léviers d’accélération des actions à mener pour atteindre les objectifs». 

 Le principal défi demeure la mobilisation des financements 

Selon elle, les discussions portent également sur la nécessité de reformuler certains projets jugés jusque-là peu attractifs pour les bailleurs. «Plusieurs d’entre eux, mal dimensionnés ou insuffisamment structurés, n’ont pas pu bénéficier de financements. Leur redéfinition apparaît désormais comme une étape essentielle pour accélérer la dynamique», a-t-elle expliqué.

Et de poursuivre : «le Plan Comores Émergent, porté par le chef de l’État Azali Assoumani, se veut une vision globale de développement à l’horizon 2030 afin de transformer l’économie nationale, améliorer les conditions de vie des populations et renforcer les infrastructures de base citant à cet effet, les routes, les hôpitaux, l’accès à l’énergie, à l’eau et à des produits alimentaires accessibles». 


De son côté, le directeur général de la programmation et de la coordination technique de l’aide publique au développement, Nourdine Mohamed, a précisé que ces travaux doivent aboutir à un nouvel outil opérationnel pour la période 2027-2030. Ce dernier prendra le relais du plan de relance post-Covid, en vigueur jusqu’à fin 2026. Selon lui, le principal défi demeure la mobilisation des financements, en dessous des attentes initiales. « Nous travaillons à accélérer cette mobilisation à travers un redimensionnement des projets et une meilleure priorisation », a-t-il expliqué. 


Autre obstacle identifié : la structuration des projets. A cet atelier, il a été convenu que les désormais «anciens projets phares» soient reconfigurés en programmes, eux-mêmes présentés en projets beaucoup plus concrets afin de mieux les adapter aux exigences des partenaires. L’objectif étant de faciliter à la fois le financement et la mise en œuvre. Toujours selon Nourdine Abdallah, «d’autres innovations sont attendues pour une meilleure déclinaison du Pce au niveau local.

L’idée est d’intégrer les collectivités, depuis les communes jusqu’au niveau national, afin de rendre les actions plus visibles et plus efficaces sur le terrain». Les travaux, entamés lundi après une journée préparatoire, se poursuivront jusqu’à demain, vendredi à l’issue desquels, une première mouture du Plan d’accélération Comores Émergent 2027-2030 sera présentée. Le processus se poursuivra ensuite par des étapes de validation et l’organisation de conférences dédiées à la mobilisation des financements.