À Mwali, une mission archéologique menée par le Cndrs et l’Université du Queensland poursuit l’exploration des premières occupations humaines de l’archipel, avec l’ambition de mieux comprendre l’histoire du peuplement comorien.
Une mission archéologique initiée par l’Université d’Australie, Queensland, se trouve actuellement à Mwali pour effectuer des fouilles archéologiques. Cette étude qui a débuté le 18 juillet et qui va se clôturer le 1er août, est conduite par l’équipe du Musée archéologique du Cndrs. C’est la suite de la mission lancée depuis 2016, après celles effectuées dans les autres îles, lesquelles ont permis de restituer les vestiges susceptibles d’éclairer les premières occupations humaines. Ces travaux de terrain feront, selon les responsables du Cndrs, l’objet d’analyses approfondies dans les prochains mois pour mieux comprendre les origines du peuplement.
«L’objectif de cette mission à Mwali est de pouvoir explorer les origines des premiers arrivants sur l’Île. Il existe plusieurs recherches de source par rapport à des vestiges qui permettent de déterminer la relation entre l’ensemble des îles. Cela permettra également d’analyser des datations à travers le radiocarbone et d’autres analyses spécialisées, notamment des restes végétaux, des restes fauniques et des échantillons de sédiments », a expliqué le responsable du musée national et gestionnaire des missions archéologiques du Cndrs, Tabibou Ali Tabibou.
Selon lui, cette mission entre dans le cadre d’un programme qui concerne précisément l’Afrique de l’Est, dans la même vision sur les relations avec l’autre partie de l’Afrique et l’Asie, ainsi que le rôle joué dans le commerce et la mobilité dans la zone de l’Océan indien.
Ce responsable du musée national a rappelé également qu’avant, il y a eu une autre phase de recherches issue d’un projet d’histoire parrainé par l’institut allemande, Max Planck. Plusieurs travaux sont réalisés, à l’en croire. « Au départ, c’était à Ngazidja, puis à Ndzuani. Cette fois-ci, c’est le tour de Mwali. Parmi les objectifs atteints, on a pu réaliser des travaux de terrain, des fouilles, à l’aide de plusieurs machines. On avait l’objectif d’obtenir un contexte, néanmoins à cause d’un inconvénient lié au temps, on n’a pas pu terminer. En revanche, rien n’exclut d’y revenir », a indiqué Tabibou Ali Tabibou révélant qu’à Mwali, plusieurs sites sont ciblés comme celui de Mwali mdjini, Mro Dewa à Fomboni, entre autres.
Cependant, selon lui, ces fouilles peuvent demander plusieurs années d’études avant d’obtenir des résultats officiels. «Nous avons actuellement une seule préoccupation, c’est de recueillir ces éléments pour les envoyer à Queensland, et cette université d’Australie donnera les résultats à partir de son laboratoire, vu qu’on ne dispose pas d’outils laboratoires pouvant effectuer ces études ici», a-t-il précisé, soulignant que les résultats seront communiqués et publiés au niveau national et international.



