Le Parc national de Mitsamihuli-Ndrude annonce un taux de réussite de 99% dans la culture et la transplantation de coraux. Ceci marque une avancée majeure pour la restauration des récifs.

 

Le Parc national de Mitsamihuli-Ndrude a annoncé la réussite de son projet pilote de régénération des récifs coralliens dégradés. Des fragments de coraux ont été cultivés dans des pépinières sécurisées avant d’être réimplantés dans leur milieu naturel. Selon le service de communication du parc, l’initiative a dépassé les attentes. «Au début de l’année 2025, nous avons franchi une étape cruciale en mettant en place les premières pépinières de coraux aux Comores. Sur les 800 boutures cultivées, un taux de réussite de 99% a été observé», indique-t-il. 


Les coraux, en bonne santé, ont déjà été transplantés, et devraient contribuer à la revitalisation des récifs et à la création d’habitats pour de nombreuses espèces marines. Le conservateur du parc, Nassuf Humblot, rappelle toutefois l’ampleur des dégâts constatés lors d’une expédition menée en novembre.

 La région présenterait le taux de destruction des coraux le plus élevé du pays, notamment en raison de pratiques de pêche interdites comme l’usage de la dynamite. Il souligne que la mise en place des pépinières s’accompagne d’efforts de sensibilisation. Nassuf Humblot insiste également sur le rôle écologique des récifs coralliens.

La conservation de la biodiversité marine et côtière

Ceux-ci constituent des barrières naturelles contre les cyclones et les fortes vagues, tout en servant d’habitats, de nourriceries et de zones de reproduction pour de nombreuses espèces. Ils participent aussi au cycle du carbone en absorbant le dioxyde de carbone pour construire leur squelette.
Face aux effets du changement climatique et à la dégradation des écosystèmes, le parc réaffirme son engagement en faveur de la conservation de la biodiversité marine et côtière. Dans cette dynamique, un nouveau projet est annoncé : la mise en place de pépinières de mangroves.