Lors de la veillée organisée à l’occasion de la soirée du Miraj, le président Azali Assoumani, saluant l’initiative de la mairie, a appelé à préserver les traditions religieuses qui sont, selon lui, un «socle de l’unité nationale» et «un vecteur de cohésion et de confiance publique».

 

Le quartier d’Irungudjani a accueilli, ce jeudi 16 janvier, un muhadhwara organisé par la mairie de Moroni à l’occasion du Miraj. Il s’agit d’une veillée organisée pour célébrer et discuter sur la nuit de l’ascension du prophète Muhammad (Psl) pour se rendre au ciel et rencontrer le Tout-puissant.  L’évènement a vu la présence de plusieurs personnalités, notamment le président de la République, Azali Assoumani,les deux députés de Moroni, le maire de la capitale, la commissaire générale au plan et des notables. Animée par le conférencier Abdou Elhad Moussa, en compagnie de Said Mohamed et Mohamed Oussein Dahalane, Hatubs à Moroni, la veillée a été ouverte à travers la lecture de quelques versets du Saint Coran.

 La présence du président de la République et des élus locaux a donné à l’événement une dimension officielle. Pour la mairie de Moroni, il s’agissait de montrer son engagement à accompagner les quartiers dans leurs traditions religieuses et culturelles, tout en affirmant son rôle de médiateur social et de garant de l’unité. Les prédicateurs ont saisi l’occasion pour prêcher la bonne parole du Miraj, tout en rappelant l’importance de la foi mais aussi la nécessité d’une bonne conduite dans la vie quotidienne. Les interventions ont insisté sur la valeur de la spiritualité du prophète, considéré comme repère collectif et sur l’exemplarité attendue des fidèles dans leurs comportements. 


Pour sa part, le président Azali Assoumani a tenu à saluer l’initiative de la mairie et des conférenciers. Il a ainsi souligné l’importance de «préserver les traditions religieuses comme socle de l’unité nationale». Il a surtout encouragé les jeunes à animer des veillées pareilles dans les autres quartiers de Moroni et au-delà, afin que la spiritualité demeure «un vecteur de cohésion et de confiance publique». Après le muhadhwara, les habitants du quartier Irungudjani ont exprimé leur fierté de voir leur quartier mis en lumière. «C’est une soirée qui nous unit et valorise notre quartier», a confié un notable du quartier. Pour les jeunes, la participation des autorités traduit une reconnaissance de leur place dans la cité et une volonté de renforcer la cohésion sociale. Au-delà du rituel religieux, l’évènement a incarné une alliance entre foi, citoyenneté et proximité institutionnelle. En célébrant le Miraj aux côtés des habitants, les autorités ont rappelé que la spiritualité peut être «un levier de confiance publique et de cohésion sociale».