Le tribunal de Fomboni a condamné trois policiers à un an d’emprisonnement avec sursis et à des amendes, tandis que deux autres ont été relaxés.

 


Le tribunal de Fomboni a rendu, le 9 septembre 2026, son verdict dans l’affaire des violences infligées à un jeune homme de 23 ans, originaire de Mbwagoma, au commissariat de la police nationale de Fomboni. Sur les cinq policiers poursuivis dans cette affaire, trois ont été déclarés coupables et condamnés à un an d’emprisonnement avec sursis, ainsi qu’à une amende de 50 000 francs comoriens chacun. Ils devront également verser 200 000 francs comoriens chacun au titre des intérêts civils, soit un total de 600 000 francs. Les deux autres prévenus, Elhadad Madhoune et Abdou Madi, ont été relaxés. Bien qu’ils aient été en service au moment des faits, la justice a considéré qu’ils n’avaient pas participé aux violences infligées à la victime.


Pour rappel, l’affaire remonte à environ trois semaines. Fayzi, un jeune homme de Mbwagoma, avait été conduit au commissariat de la police nationale de Fomboni après une altercation avec des agents de la circulation. Les faits s’étaient produits alors qu’il accompagnait sa mère, venue effectuer des achats dans une boutique située aux alentours de la place de l’Indépendance. Le jeune homme avait été interpellé par des policiers pour une infraction routière.

 La situation avait ensuite dégénéré lorsque sa mère, en difficulté pour transporter ses bagages, sollicita l’aide de son fils. Celui-ci avait alors choisi de lui porter assistance plutôt que de suivre les instructions des agents. Il a alors été conduit au commissariat, où il a reçu plusieurs coups, notamment à la tête, selon les éléments rapportés dans le cadre de la procédure.D’après son avocat, le certificat médical établi par le docteur Hassanaly Abdoul-Anziz fait état d’un traumatisme crânien. La victime souffrirait également d’une importante atteinte à l’œil droit, qui nécessiterait des examens médicaux approfondis.