À Fomboni, une cinquantaine d’acteurs travaillent à renforcer l’alerte climatique à Mwali. L’objectif est d’améliorer l’anticipation des risques hydrométéorologiques et de protéger davantage les populations vulnérables.

 

Environ 55 participants issus des institutions publiques, de la sécurité civile, des collectivités et de plusieurs secteurs d’activité se sont réunis du 10 au 12 août à l’hôtel Faradel de Fomboni, à Mwali. Ils ont pris part au troisième atelier insulaire de coproduction consacré à la Prévision basée sur l’impact (Ibf), organisé dans le cadre du programme Wiser Africa-Comoros.
L’atelier a été organisé par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacm), à travers la Direction technique de la météorologie. 


Des représentants de l’agriculture, de la pêche, de la santé, des transports, de l’éducation, des organisations non gouvernementales et des associations ont également participé aux travaux. 
L’objectif est de renforcer les systèmes d’alerte précoce afin de les rendre plus efficaces, accessibles et adaptés aux besoins des populations exposées aux risques hydrométéorologiques.

Les Comores sont régulièrement confrontées à de fortes pluies, des vents violents, des inondations, des glissements de terrain ou encore des cyclones. «Face à ces risques croissants liés notamment au changement climatique, il devient nécessaire de renforcer les systèmes d’alerte précoce pour qu’ils soient davantage orientés vers les impacts attendus ainsi que les actions à entreprendre par les utilisateurs finaux», a expliqué Abdoul-Oikid Said Ridhoine, directeur technique de la météorologie et coordinateur du programme Ibf. Selon lui, la Prévision basée sur l’impact constitue une approche permettant de transformer les informations météorologiques en messages d’alerte compréhensibles, utiles et directement exploitables pour la prise de décision. À l’ouverture des travaux, la gouverneure de Mwali, Chamina Ben Mohamed, a appelé la population à passer «d’une logique de réaction à une logique d’anticipation». 


Cette démarche doit permettre de traduire les prévisions météorologiques en décisions rapides et adaptées afin de mieux protéger les vies humaines. L’exécutive insulaire a également insisté sur la nécessité de rendre les systèmes d’alerte accessibles à tous, notamment aux populations les plus exposées. Au terme des trois jours de travaux, les participants doivent dégager une feuille de route visant à améliorer la coordination entre les différents acteurs. Celle-ci devra contribuer à mieux anticiper les risques, renforcer la prise de décision et accroître la résilience des populations comoriennes face aux effets du changement climatique.