La Fédération des acteurs pour le développement économique et social de Mwali (Fadesim), en partenariat avec la Maison de l’emploi des Comores (Mde), a officiellement lancé, hier mardi 9 juin à Fomboni, le projet intitulé «Promotion de l’artisanat aux Comores». La cérémonie s’est déroulée dans la salle multifonctionnelle de Fomboni en présence de représentants d’associations artisanales ainsi que d’autorités locales et nationales.
Ce programme bénéficie d’un financement de 93,747 millions de francs comoriens accordé par l’Agence française de développement (Afd), auquel s’ajoute une contribution de 4 millions de francs comoriens de la Fadesim. Prévu pour une durée de 24 mois, le projet ambitionne de renforcer la structuration du secteur artisanal. Selon le président de la Fadesim, Mouayadi Salim Boinaïd, il vise à «contribuer à la croissance et à la structuration du secteur de l’artisanat en améliorant notamment la compétitivité et la performance des ateliers de couture et de cordonnerie».
Au total, quatorze bénéficiaires ont été retenus dans le cadre du projet Facilité Emplois 2. Il s’agit de huit ateliers de couture répartis entre Fomboni, Wanani, Nyumashiwa et Mledjele, de deux coopératives de femmes couturières et brodeuses implantées à Siry-Zirurdani et Mbwagoma, ainsi que de quatre ateliers de cordonnerie situés à Wanani et à Fomboni.
La promotion de l’artisanat local
«Le projet accompagnera ces jeunes à travers des formations techniques.
Il leur fournira également des équipements, notamment des machines à coudre pour la confection de vêtements et de chaussures, et financera la réhabilitation de certains ateliers. Nous les formerons aussi au marketing numérique afin de promouvoir une véritable marque comorienne», a expliqué le directeur général adjoint de la Mde, Arfachadi Djoumoi.
S’adressant aux bénéficiaires, ce dernier les a encouragés à croire en leur potentiel et à faire preuve de persévérance. «Beaucoup de jeunes diplômés se tournent vers l’entrepreneuriat après plusieurs années de chômage.
Mais certains pensent qu’ils gagneront rapidement beaucoup d’argent. Or, l’entrepreneuriat est un domaine exigeant qui demande de la patience, de la rigueur et de la volonté», a-t-il souligné. Pour les associations bénéficiaires, cette sélection représente une véritable opportunité de développement économique.
Elles estiment que la promotion de l’artisanat local permettra d’améliorer durablement leurs revenus et de réduire la dépendance aux produits importés.
«Au lieu de se rendre à Madagascar ou à Dar es-Salaam pour acheter des draps, des boubous ou des bonnets, il suffira de passer commande à Siry-Zirurdani. Cela permettra d’économiser du temps et de l’argent», s’est réjouie Zahara Madi, représentante de l’association Niya Djema de Siry-Zourdani, spécialisée dans la confection de boubous et de bonnets comoriens.




