Après plusieurs semaines d’immersion professionnelle, dix-huit étudiants en troisième année du département des lettres modernes françaises ont reçu leurs attestations de stage. La cérémonie organisée au sein de la Radio et Télévision de Ndzuani (Rtn), ce samedi, à cette occasion, a réuni plusieurs autorités insulaires, responsables universitaires, professionnels des médias et parents, entre autres.L’événement marque une première expérience de collaboration entre la Rtn et l’Université des Comores.Les stagiaires, issus du Centre universitaire de Patsy dans le département Lmf, option communication ont profité des vacances universitaires pour suivre une formation pratique. 

A l’occasion, le directeur général de la radio insulaire, Ahamed Dine Combo, dit Mdoukouwa, a mis en avant l’engagement collectif autour de cette initiative et l’importance de l’encadrement des jeunes. « J’ai trouvé des personnes braves, malgré les difficultés mais avec la volonté de développer le pays. Ensemble, nous avons travaillé et collaboré jusqu’à recevoir des étudiants issus de l’université des Comores. C’est une journée pleine d’émotions que d’organiser cette cérémonie à l’honneur de nos stagiaires, après plusieurs semaines de formation pratique. Ensemble, avec les autorités, nous allons réaliser le rêve de permettre à chaque Comorien d’écouter nos ondes », a-t-il déclaré. 


Le directeur est alors revenu sur les acquis des stagiaires et les perspectives qu’ils représentent pour le secteur des médias. « Nous avons échangé, collaboré et partagé des formations avec les étudiants. Il y a parmi eux des aguerris du métier. Des stagiaires qui, aujourd’hui, ont les compétences pour travailler au profit de cette radio, pour son développement et celui du pays. Un travail de titan est réalisé à la radio, grâce et avec les stagiaires. Nous avons besoin de ces jeunes, après leur formation universitaire, qui se termine cette année. Que nos partenaires soient également remerciés pour leurs efforts », a-t-il ajouté, soulignant que ce stage renforce davantage la collaboration avec l’université des Comores.  Pour sa part, le directeur de cabinet du gouverneur, Anli Ridhoi, a encouragé les étudiants à capitaliser sur cette expérience. Il a insisté sur l’importance de la formation pratique. « Je félicite premièrement les étudiants qui ont passé cette formation avec succès. Ils ont évolué. Nous encourageons les étudiants car ce pays a besoin d’enfants comme vous. La formation est d’une grande importance, en plus du diplôme.

La fonction publique sature. Il y a de nombreux projets en cours, où le pays a investi. Nous remercions la radio, avec à sa tête Mdoukouwa, et ses collaborateurs, pour les efforts déployés en faveur du développement du pays, à travers la radio », a-t-il affirmé. S’exprimant au nom du Centre universitaire de Patsy, le chef du département Lmf, Abdallah Abdou, accompagné du chef de la scolarité, a souligné la portée pédagogique de cette immersion. «Nous commençons par rendre grâce. Nous voulons féliciter le travail fait et je le rappelle, à l’université, surtout dans notre département, nous formons sur la linguistique, et c’est à eux d’aller choisir ce qu’ils veulent en faire. Ce stage au sein de la radio nous donne de l’espoir. Cela donne du sens au travail que nous faisons.

 Nous attendons que cet effort paye. Je remercie la direction et l’ensemble de la radio, qui ont accueilli et ont bien voulu former les jeunes. Nos félicitations, nos remerciements et encouragements aux stagiaires», a-t-il déclaré. A son tour, Yssoufi Haouthani s’est exprimée au nom des stagiaires. La représentante des étudiants a formulé un appel à la pérennisation de cette initiative. « Le stage effectué à la radio a duré plus d’un mois. Nous sommes reconnaissants, et au nom de mes collègues, nous rendons grâce pour cette évolution ainsi qu’à nos enseignants et formateurs pour les efforts. Nous appelons l’université à soutenir ce genre d’initiative. Nous remercions l’ensemble du personnel pour son accueil, son temps de formation et tout l’amour du métier. Ce n’est pas une fin. C’est au contraire le début. Nous demandons à ce que la collaboration avec la radio perdure », a-t-elle conclu.