La signature de la convention pour l’inscription des médinas historiques au patrimoine mondial marque une avancée décisive vers leur reconnaissance internationale. Une démarche portée par l’État, l’Unesco et l’Aliph afin de préserver un héritage culturel exceptionnel.

 

Après plus de deux décennies de démarches, les Comores ont franchi «une nouvelle étape» dans la préservation et la valorisation de leur patrimoine historique et culturel. Une convention d’inscription des médinas a été signée ce jeudi 26 juin à la place Badjanani, à Moroni, entre les autorités comoriennes, les représentants de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) et l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine (Aliph). 

Cette convention vise à accompagner le pays à atteindre son objectif d’inscrire les médinas des Sultanats historiques au patrimoine mondial de l’Unesco notamment par la formation et la restauration d’édifices. Pour le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi, du Travail, des Sports, des Arts et de la Culture, Saïd Mohamed Ali Saïd, signataire de la convention, cette signature constitue «un moment important pour le pays». Pour le ministre, ce patrimoine qu’on cherche ardemment à préserver n’est pas uniquement un héritage culturel mais aussi un capital. «C’est une charge honorable qui constitue une contribution au développement, notamment à travers l’attraction des touristes et la création d’emplois», a déclaré le ministre.


De son côté, le directeur général de l’Aliph, Valéry Freland, a salué «la richesse des sites visités» depuis l’arrivée de la délégation et «l’engagement des autorités comoriennes» dans leur préservation. Il a estimé que les médinas comoriennes disposent d’un potentiel important pour rejoindre la liste des patrimoines reconnus par l’Unesco. «Depuis trois jours, nous parcourons les médinas et nous voyons un patrimoine digne d’être représenté au sein de l’Unesco. C’est une responsabilité énorme de le préserver et nous souhaitons être à vos côtés pour réussir ce pari», a-t-il affirmé.

 Cette démarche ouvre ainsi «une nouvelle perspective» pour la sauvegarde des anciennes cités comoriennes, considérées comme des témoins de l’histoire, de l’architecture et des échanges culturels qui ont façonné l’identité du pays. Il est à noter que la Fondation Aliph est le principal fonds mondial dédié à la sauvegarde et à la réhabilitation du patrimoine culturel dans les zones en conflit, en crise ou touchées par le changement climatique.Son directeur, Valéry Freland a eu droit avec les autres membres de la délégation de l’Unseco qu’il a conduits, à une visite guidée de la médina de Moroni.