Trois mois après sa prise de fonction, le coordinateur de l’action gouvernementale à Ndzuani dresse un premier bilan, défend la vision de l’État et met en avant une dynamique de concertation renforcée.
La Coordination de l’action gouvernementale à Ndzuani a tenu, jeudi à Mutsamudu, sa première conférence de presse depuis l’entrée en fonction de son nouveau responsable en octobre dernier. Entouré du grand Cadi, du préfet du centre et de représentants des comités villageois, Rastami Mouhidine a présenté un état des lieux des activités menées au cours de ses trois premiers mois de mandat.Le coordinateur a salué «la confiance du chef de l’État» et insisté sur «la nécessité d’une action harmonisée pour accompagner le développement de l’île». Selon lui, la cohérence entre les services de l’État et les autorités locales constitue un levier essentiel pour répondre aux attentes de la population. Il a également rendu hommage à ses prédécesseurs, avant de rappeler la portée symbolique de la commémoration du 17 février (date de la signature de l’Accord-cadre de réconciliation nationale en 2001 à Fomboni), qu’il a décrite comme un moment de mémoire nationale et d’unité, dans un pays qui n’a pas connu de coup d’État depuis vingt-cinq ans.
Sa secrétaire particulière, Naida Abdallah, a détaillé les initiatives engagées. Elle a évoqué «le lancement des travaux du bâtiment de la coordination», ainsi que «la multiplication des rencontres avec les forces de sécurité, les responsables judiciaires, les directeurs régionaux, les préfets, les élus et les chefs de village». Un recensement des hatubs (prédicateurs du vendredi) et des mosquées est annoncé comme étant également en cours, en collaboration avec les autorités religieuses et administratives.Le préfet du centre, Ali Boura, a noté l’instauration d’un «cadre de concertation régulier», notamment à travers le conseil hebdomadaire des préfets. De son côté, l’Union des comités de Ndzuani a exprimé sa volonté de renforcer la sécurité et l’encadrement éducatif dans les villages, tout en sollicitant un appui institutionnel.
La Coordination de l’action gouvernementale à Ndzuani a été créée en 2006 dans un contexte marqué par des tensions entre le gouvernement de l’Union et l’exécutif de l’île, alors dirigé par Mohamed Bacar. Le premier à occuper ce poste, l’ancien gouverneur Anissi Chamsidine, avait pour mission d’assurer le relais entre le gouvernement central et les institutions fédérales présentes sur l’île. Si ce contexte politique appartient désormais au passé, l’institution, elle, continue d’exister.



