Depuis le dimanche 22 février, l’île de Ndzuani connaît une amélioration notable de la fourniture électrique. À Mutsamudu, par exemple, le courant est disponible dès 7 heures du matin et se maintient jusqu’après 5 heures le lendemain. Reçu dans son bureau hier mercredi, le directeur régional de la Sonelec, Ben Zadeck, a dressé un état des lieux et évoqué les efforts entrepris pour stabiliser la production.«Depuis notre prise de fonction, nous faisons le maximum pour améliorer la fourniture électrique sur l’ensemble de l’île.

 Nous sommes dans la continuité du travail de nos prédécesseurs. Les autorités suivent de près l’évolution de la situation, car on ne peut pas parler de développement sans électricité. Aujourd’hui, la population constate une amélioration grâce aux efforts de nos agents et techniciens», a t-il fait savoir.
Le directeur régional a annoncé une hausse de la capacité de production, actuellement à 5 642 kW. « Nous avons révisé un groupe que nous avons remis en surcharge depuis la semaine dernière.

Actuellement, nous produisons 5,6 mégawatts, soit exactement 5 642 kilowatts. Cette production permet de pallier la consommation actuelle. Pour ce qui est des besoins de l’île, il faut savoir que plus le courant est stable, plus les besoins augmentent. De nouvelles entreprises se branchent et les ménages utilisent davantage d’appareils par exemple. En avançant un chiffre, il peut être faux 2 semaines après», a-t-il expliqué.


Concernant les coupures nocturnes observées dans certaines localités, le directeur rejette le terme de délestage. «Aucune zone n’est touchée par un délestage. Nous sommes dans une programmation. Les machines ne peuvent pas fonctionner 24 heures sur 24. Nous n’avons pas de groupe de réserve. Il faut donc prévoir des temps de repos de deux à trois heures pour permettre l’entretien et éviter les pannes. Nous sommes partis de loin. Cette organisation nous permet de satisfaire un maximum de personnes, surtout en cette période de ramadan.

Aujourd’hui, personne ne rompt le jeûne ni ne prie dans le noir. Les coupures interviennent principalement après minuit dans certaines zones», a-t-il expliqué. D’après lui toujours, la production actuelle est favorisée par la fraîcheur saisonnière. «En cette saison plus fraîche, nous produisons au maximum. Pendant les fortes chaleurs, notamment aux heures de pointe, il est plus difficile de maintenir le même niveau de productio», a-t-il fait savoir.