À l’occasion de ce deuxième forum d’examen des migrations internationales, les Comores ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une migration sûre, ordonnée et régulière.

 

Les Comores ont pris part au forum d’examen des migrations internationales, organisé du 5 au 8 mai, au siège des Nations unies, à New York. Représentant le gouvernement comorien, le ministre de l’Intérieur, Mohamed Ahmed Assoumani, a porté la voix du pays devant les délégations internationales réunies pour évaluer la mise en œuvre du Pacte mondial sur les migrations adopté en 2018.Le ministre a salué l’organisation de cette rencontre internationale par l’Assemblée générale des Nations unies et l’Organisation internationale pour les migrations (Oim). Il a rappelé l’attachement des Comores aux principes de solidarité, de coopération internationale et de respect des droits fondamentaux des migrants.

Le premier flic du pays  a souligné que «la migration constitue, pour l’Union des Comores, une réalité historique mais également un enjeu stratégique de développement».  Il a mis en avant le rôle essentiel de la diaspora comorienne installée en Afrique, dans les pays du Golfe, en Europe et en Amérique du Nord. Selon lui, cette «diaspora contribue fortement au développement économique et social du pays à travers les transferts de fonds, les investissements communautaires et le partage de compétences».Face aux défis migratoires, le ministre a présenté plusieurs réformes engagées ces dernières années. Parmi elles figurent la «création d’une commission multisectorielle sur les questions migratoires, le renforcement du cadre juridique contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants, ainsi que la finalisation d’une politique nationale de migration sensible au genre».


Les autorités ont également entrepris des efforts de modernisation de l’état civil et de sécurisation de l’identité juridique.Cependant, le ministre a alerté la communauté internationale sur la persistance de nombreux défis, notamment «la multiplication des routes migratoires irrégulières et dangereuses, les drames humains en mer, ainsi que l’expansion des réseaux criminels liés à la traite des migrants. Il a insisté sur la vulnérabilité particulière des femmes, des enfants et des jeunes confrontés aux migrations forcées». Mohamed Ahmed Assoumani a également attiré l’attention sur les conséquences du changement climatique et des catastrophes naturelles qui aggravent les déplacements de populations dans les petits États insulaires en développement. Il a alors appelé à un soutien technique et financier accru de la communauté internationale afin de renforcer les capacités des pays vulnérables.


Dans son plaidoyer, le ministre de l’Intérieur a insisté sur la nécessité de renforcer les voies de migration régulière et la coopération internationale dans la gestion des frontières et la lutte contre la criminalité transnationale. Il a enfin souligné l’importance d’investir dans des systèmes fiables de collecte de données migratoires pour élaborer des politiques publiques adaptées.

Renforcement des partenariats internationaux.

En marge de ce Forum, le ministre a multiplié les rencontres diplomatiques au siège des Nations unies. Avec le directeur régional de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), il a présenté les progrès réalisés par les Comores depuis 2018 en matière de gouvernance migratoire, notamment le renforcement du cadre juridique, la création de mécanismes de coordination et l’intégration des principes du Pacte mondial dans les politiques publiques. Le ministre a également rencontré la directrice régionale Afrique du Pnud.

Il a salué l’appui constant des Nations unies dans les secteurs de la sécurité civile et publique, tout en sollicitant un accompagnement du Pnud pour appliquer les recommandations du récent Congrès des maires "afin de renforcer la gouvernance locale et le développement territorial".Enfin, une séance de travail a eu lieu avec le département des Affaires sociales des Nations unies. Celui-ci a porté sur la préparation des élections de 2029. Le ministre a demandé «un soutien technique et matériel pour moderniser le système électoral, renforcer les capacités du secrétariat électoral national (Sen) et du Cntde, ainsi que renouveler les kits biométriques afin de garantir des élections transparentes et sécurisées».