Réunis à Maurice pour leur sixième conférence, les notaires de l’océan Indien ont renforcé leurs liens professionnels. Les Comores accueilleront la prochaine édition, après celle organisée à Moroni en 2015.

 

La sixième Conférence des notaires de l’océan indien s’est tenue du 1er au 3 septembre à Maurice, en présence des représentants des différentes chambres de notaires de la région. À l’issue de cette rencontre, les Comores ont été désignées pour accueillir la prochaine édition, renouant ainsi avec un rendez-vous déjà organisé à Moroni en 2015. Cette conférence vise à fédérer les notariats de l’océan indien et à consolider les liens de confraternité entre professionnels. 
L’objectif est notamment de mieux répondre aux attentes des citoyens en matière de sécurité juridique, dans un contexte marqué par une mobilité croissante des personnes et des biens. 

La rencontre de Maurice a également été marquée par la signature d’un accord de partenariat entre la Chambre des notaires des Comores (Cnc) et le Conseil supérieur du notariat français. Pour le président de la Cnc, Me Djaé Soidiki Ahmed, ce renouvellement du protocole constitue une étape importante dans la consolidation des relations entre les deux institutions.  «Cette signature traduit une ambition commune : celle de faire vivre un notariat moderne, compétent et ouvert sur le monde, au service de la sécurité juridique, de la paix sociale et du développement de nos États», a déclaré Me Djaé.

Le président de la Chambre des notaires des Comores considère ce partenariat comme un véritable levier de développement institutionnel et professionnel. Il a salué l’engagement du notariat français, estimant que son accompagnement dépasse une assistance ponctuelle et repose sur le partage des savoirs, la confiance et la solidarité. Selon lui, cette coopération a notamment permis au notariat comorien de renforcer l’expertise de ses professionnels et d’actualiser leurs connaissances, au bénéfice des justiciables.

Plusieurs thématiques d’intérêt commun ont été abordées au cours de la conférence, notamment le règlement des successions internationales, la circulation des actes authentiques, la déontologie, la confraternité, la communication professionnelle et le fonctionnement des chambres de notaires. La question des successions internationales revêt une importance particulière pour les Comores, dont les ressortissants vivent, travaillent et investissent dans plusieurs pays et sont parfois engagés dans des mariages mixtes. 

Ces situations imposent une coopération accrue entre notaires afin de garantir la sécurité juridique des opérations et des droits des familles.Me Djaé Soidiki Ahmed a également plaidé pour la pérennisation de la conférence et son élargissement à l’ensemble des notariats de la région. Il souhaite notamment que les jeunes notaires, particulièrement les Comoriens, puissent davantage bénéficier des échanges d’expériences et du partage de compétences. 

«Le partenariat et la solidarité entre notariats ne sont pas des principes abstraits. Ils sont une réalité traduite par des actions concrètes, des compétences partagées, des expériences transmises et des projets bâtis en commun», a-t-il souligné.