Ancien inspecteur du travail, Nourdine Madjid est décédé à 62 ans. Défenseur des droits des travailleurs, il a été inhumé lundi à Ousivo Hamanvou, entouré de ses proches.

 

Nourdine Madjid, ancien inspecteur du travail, n’est plus. Décédé à l’âge de 62 ans, il a été inhumé lundi 17 août à Usipvo Hamanvu, en présence de sa famille, de ses proches et de plusieurs personnes venues lui rendre un dernier hommage.Inspecteur du travail pendant près d’une décennie, de 2014 jusqu’à son départ à la retraite en 2023, le défunt s’était forgé une réputation de professionnel attaché à la défense des droits des travailleurs. Sa connaissance du Code du travail et son engagement dans la protection des employés ont marqué ses années de service.


En mars 2022, il s’était notamment impliqué dans la défense du personnel de l’Office de radio et télévision des Comores (Ortc), alors confronté à une volonté de ponction sur les salaires des employés. Nourdine Madjid s’était appuyé sur l’article 118 du Code du travail pour contester cette mesure et défendre les droits du personnel. 
«Il figurait parmi ceux qui maîtrisaient le Code du travail et qui ne badinaient pas quand il s’agissait de défendre les employés», témoigne Aminata Ali Bacar, ancienne collaboratrice de la Maison de l’emploi, où se trouve l’Inspection du travail.


Né à Madagascar en 1964, Nourdine Madjid avait obtenu un baccalauréat littéraire en 1996 au lycée Saïd Mohamed Cheikh de Moroni. Il avait ensuite poursuivi des études en administration des entreprises à l’université Umgam de Tananarive, à Madagascar, avant de rentrer aux Comores en 2000.À son retour, il avait débuté sa carrière dans l’enseignement, d’abord dans le secteur privé, à l’école privée 6 Juillet de Moroni-Mbueni, puis dans le public, notamment à l’école primaire publique de Mvuni ya Bambao.

 Entre 2007 et 2010, il avait poursuivi une licence en droit à la faculté de droit de l’Université des Comores.Son parcours professionnel l’avait ensuite conduit vers la magistrature. En 2011, il avait été nommé directeur général de la prison de Moroni, avant de rejoindre l’Inspection du travail en 2014.

Père de huit enfants répartis entre Moroni, Usipvo et Mvuni, Nourdine Madjid laisse également une veuve.  À travers son parcours, ses proches et anciens collaborateurs retiennent surtout le souvenir d’un homme de droit, engagé et soucieux de la protection des travailleurs. Paix à son âme.