Unité et stabilité du pays, crise au Moyen-Orient, recrdudence des actes de violences contre les femmes et les enfants, le président de la République, dans son message de bonne année 1448 H, a appelé les Comoriens à multiplier les prières et à être fiers de leur appartenance à la Umma islamique. « Que cette nouvelle année de l’Hégire soit pour chacun d’entre vous source de baraka, de santé et de réussite», a-t-il déclaré dans son message solennel à la Nation.

 

Les Comores ont célébré, mardi 16 juin dans la soirée, l’avènement du nouvel an musulman 1448 H. Une cérémonie officielle a eu lieu à la Place de l’indépendance, comme chaque année, en présence du chef de l’Etat, Azali Assoumani, du mufti de la République, Aboubacar Abdillah Djamalilaili, du président de la Cour suprême, Cheikh Salim Said Athoumani, du secrétaire général du gouvernement,

 Nour El Fath Azali, de nombreux membres du gouvernement, des gouverneurs des îles, d’importantes personnalités politiques et religieuses, d’autorités judiciaires, de notables, de femmes et de jeunes, entre autres. De nombreuses manifestations religieuses ont eu lieu partout dans le pays à l’occasion du nouvel an musulman. (Lire pages 8 et 9).


À la Place de l’indépendance, la séance, hautement religieuse, a été marquée par de nombreuses séries d’invocations, de prières, de messages de louanges à la religion musulmane, de gloire au Tout Puissant-Miséricordieux, de saluts au dernier prophète Muhammad (Psl) et de bienfaits du mois béni de Muharram.  Tour à tour, les intervenants ont rappelé l’établissement du calendrier hégirien, qui marque le départ du prophète Muhammad (Psl) de la Mecque à Médine. «Il s’agit d’un symbole important pour tous les musulmans puisqu’il traduit un moment d’affirmation et de sanctuarisation de l’Islam dans ces terres saintes», a souligné le mufti.


Les autres intervenants ont récontextualisé ce départ motivé par les persécutions de l’époque, les dissidences et les tiraillements au sein de nombreux courants avant de rappeler des hadiths et autres messages à la gloire de l’Islam. Dans son intervention, le président de la République a justement rappelé cet épisode fondateur, devenant ainsi l’une des grands marqueurs de la religion musulmane. Azali Assoumani en a profité pour faire part de la conviction profonde affichée et les risques pris par le dernier messager et ses compagnons fidèles.


«Le chef de l’État a rappelé la profondeur du sens de l’Hégire : non pas un simple changement de calendrier, mais un acte de foi, de courage et de fraternité. Le départ du Prophète Muhammad (Psl) de La Mecque vers Médine reste, quatorze siècles après, une leçon d’espoir et de renouveau pour chacun d’entre nous», a-t-il souligné,

 cité par la page officielle de la présidence de la République, qui a ainsi appelé les Comoriens à multiplier les prières et à renforcer la cohésion, et surtout à être fiers de leur appartenance à la Umma Islamique. «Nous devons être fiers. Nous devons garder l’espoir et cultiver l’espérance avec foi et détermination», a—t-il souligné.

La mobilisation de toutes les couches sociales

Azali Assoumani est revenu dans son adresse à la population, entre autres, sur deux points majeurs : la signature de l’Accord de paix entre les Etats-unis et l’Iran et la recrdudence des actes de violence contre les femmes et les enfants. Sur le premier point, le président de la République a fait part de sa satisfaction, espérant que le document signé marque le début de la fin de la crise énergétique qui menace la stabilité mondiale et qui fragilise les équilibres socio-économique dans de nombreux pays.

 «Comme vous le savez, personne n’est épargnée de cette crise. Mais nous espérons que l’accord de paix contribuera à un retour à la normale au Moyen-Orient et dans les autres régions du monde», a-t-il déclaré. S’agissant des actes de violence qui gangrènent la société, le chef de l’Etat a lancé un appel à la mobilisation de toutes les couches sociales pour une réflexion profonde sur leur recrudescence, rappelant que le pays dispose bien d’atouts et de leviers pour enrayer ce phénomène.

Mais, dans son message, Azali Assoumani, réitère la prévention qui doit passer par l’éducation et l’apprentissage de normes de socialisation de base. 
Il a ainsi appelé «au renforcement des mécanismes de prévention, de protection et de justice», promettant de mobiliser les moyens nécessaires face à ce phénomène  dans le respect de « la dignité et les droits humains, conformément à la Constitution et au Code de la famille».