L’Association comorienne des technologies de l’information et de la communication (Actic) a procédé, à Ndzuani, au lancement de la deuxième cohorte du programme D-Clic «Formez-vous aux métiers du numérique». Après une première étape à Mwali le 02 février, ce programme, mis en œuvre en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), poursuit son déploiement dans les autres îles.

 

La conférence de lancement s’est tenue hier, jeudi 5 février, à la chambre de commerce, de l’industrie et de l’artisanat (Ccia) de Ndzuani. Conçu pour répondre aux besoins du marché du travail, le programme D-Clic propose des formations en développement web, développement mobile et marketing digital. Lors de la première cohorte, 91 apprenants ont été formés au niveau national, dont 33 à Ndzuani.Cette année, le programme ambitionne de former plus de 100 jeunes. Les formations, d’une durée de trois mois, débuteront prochainement. Plusieurs bénéficiaires de la première édition ont livré des témoignages, mettant en avant leur insertion progressive dans la vie professionnelle et les opportunités créées grâce aux compétences acquises.

Dans son intervention, le directeur opérationnel de Comor’Lab/Actic, Naguib Mhamadi, est revenu sur les objectifs du programme. «Le programme existe également dans les autres îles. La première cohorte a formé 91 personnes dans les domaines du marketing digital, du développement web et du développement mobile. Ces formations permettent aujourd’hui aux jeunes de créer des sites internet, des applications et de proposer des services numériques. Ce dernier est devenu un véritable outil de travail et une source de revenus. Nous lançons aujourd’hui la deuxième cohorte, car ce sont des métiers d’avenir pour notre pays», a-t-il expliqué. 


Au-delà de la formation technique, l’Actic prévoit aussi un accompagnement vers l’emploi. «À l’issue des formations, les apprenants bénéficieront d’un encadrement sur le comportement professionnel et à l’insertion dans le monde du travail. Ce dispositif sera assuré en partenariat avec Sowo la Hazi, qui leur fournira les outils adaptés au monde professionnel», a fait savoir Naguib Mhamadi. De son côté, le conseiller en orientation du centre Sowo la Hazi, Ali Moustoifa, a rappelé l’importance du renforcement des compétences chez les jeunes. Il a également évoqué les défis rencontrés lors de la première cohorte. «Il faut que les jeunes acquièrent des compétences en plus de celles obtenues à l’université. Sowo la Hazi est là pour favoriser leur employabilité. Nous demandons surtout de l’assiduité et de la créativité. Nous avons suggéré à l’Actic d’introduire davantage d’innovations dans le monde du commerce. Lors de la première cohorte, nous avons rencontré certaines difficultés dans l’insertion professionnelle, mais nous travaillons ensemble à améliorer ce volet», a-t-il mentionné. 


Le président de la Ccia, Mohamed Bindjo, a souligné l’importance de ce type d’initiative pour le développement économique du pays. «Nous devons former les jeunes pour leur permettre de prendre la relève et de se former en permanence. Nous sommes reconnaissants envers l’Actic pour son engagement en faveur du développement du pays. Je lui demande de ne pas se limiter uniquement à la jeunesse, mais aussi aux opérateurs économiques, car aujourd’hui, le commerce et les services passent largement par le numérique», a-t-il déclaré.