À l’approche du ramadan, la foire agricole du ministère de l’Agriculture attire une foule nombreuse venue s’approvisionner en produits locaux à prix réduits, afin de soutenir les ménages durant cette période.
À la veille du mois sacré de ramadan, le ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Artisanat a donné le coup d’envoi de sa traditionnelle foire agricole, une initiative désormais bien ancrée dans les habitudes des ménages. Ce mercredi 18 février, le site du Rotary Club a été pris d’assaut par une foule nombreuse venue s’approvisionner en produits agricoles locaux à des prix plus accessibles que sur les marchés habituels.
Comme chaque année, cette foire spéciale ramadan attire de nombreux citoyens soucieux de préparer cette période de forte consommation dans les meilleures conditions. Manioc, patate douce, tomate, choux-fleurs, pommes de terre, bananes, poissons, pastèques, ananas, oranges et bien d’autres denrées sont proposés en quantité suffisante afin de répondre aux besoins de la population.
Présent à l’ouverture, le secrétaire général adjoint du ministère de l’Agriculture, Ahamada Djoubeir, a salué la mobilisation et rappelé l’importance de cette action. « Aujourd’hui, nous remercions le Tout-Puissant de nous avoir permis de nous réunir encore une fois pour débuter cette initiative du ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Artisanat avec l’appui des Crde [Centres ruraux de développement économique]. J’ai été envoyé par le ministère afin de témoigner de la qualité des produits sur place, proposés à des prix abordables, pour permettre à la population d’acheter plus facilement », a-t-il déclaré. Au-delà d’un simple marché, cette foire s’inscrit dans un programme spécial mis en place pour les dix premiers jours du ramadan. «De Moroni à Mitsamihuli, ce sera pendant sept jours. À Mitsudje, ce sera chaque dimanche. Pour les autres îles, notamment à Mwali, l’opération débute ce vendredi, et à Ndzuani, au quatrième jour du ramadan. Nous suivrons ce rythme jusqu’à la fin du mois sacré», a précisé le responsable.
L’objectif affiché est clair : soutenir le pouvoir d’achat des ménages tout en valorisant la production agricole locale. Afin de garantir l’équité et permettre au plus grand nombre de bénéficier de l’initiative, certaines règles ont été instaurées. Il est notamment interdit d’acheter un sac entier d’un produit. «Les huit Crde ont apporté les produits nécessaires afin que chaque consommateur puisse acheter et rentrer chez lui satisfait. Les prix doivent impérativement être uniques», a souligné Ahamada Djoubeir.Parmi les tarifs fixés : la patate douce et le manioc sont vendus à 600 francs comoriens le kilo, le taro blanc à 450, la tomate à 1 400 et la pastèque à 550 francs.





