Le premier comité de pilotage du Pacte vert et bleu s’est tenu ce mardi 13 janvier à l’hôtel Retaj, sous la présidence du ministre de l’Environnement, chargé du Tourisme, Abubakar Ben Mahmoud, en présence du ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Artisanat, Daniel Ali Bandar. Cette rencontre entre dans la mise en œuvre de ce programme financé par l’Union européenne à hauteur de 408 millions de francs comoriens.
Le Pacte vert et bleu a pour objectif principal la gestion durable des écosystèmes terrestres et marins, afin d’améliorer la résilience des communautés locales face aux effets du changement climatique.

Il s’inscrit dans une dynamique globale de préservation de l’environnement, de promotion d’une agriculture durable et d’une pêche responsable, reposant sur la mobilisation de l’ensemble des parties prenantes. Lors de son intervention, le ministre de l’Environnement a insisté sur l’importance de la coopération intersectorielle, et salué notamment la présence de son homologue en charge de l’Agriculture. «Ce secteur constitue un pilier essentiel de la transition écologique et de la sécurité alimentaire», a-t-il déclaré, rappelant que ce partenariat avec l’Union européenne repose sur des valeurs partagées et une vision commune du développement durable.  
Face à la vulnérabilité climatique des Comores, il a insisté sur la nécessité d’actions à fort impact. Le ministre a également rappelé que le Pacte vert et bleu est devenu un symbole de solidarité institutionnelle et un levier stratégique pour la mise en œuvre de la vision nationale de développement durable. 


Le programme vise notamment la valorisation des ressources naturelles, le renforcement de la résilience alimentaire, ainsi que la promotion d’une économie verte et bleue créatrice d’emplois et de revenus, dans le respect de l’environnement. Plusieurs activités accompagneront ce programme, notamment le tri et la gestion des déchets, l’évolution des systèmes alimentaires vers de nouveaux modèles de production durable et le renforcement de la gouvernance territoriale en fonction des enjeux environnementaux. Pour sa part, le chargé d’affaires de l’Union européenne, Pavlos Evengelidis, a précisé que ce premier comité de pilotage permettait de faire un point d’étape, de définir les orientations stratégiques de l’année et d’établir une feuille de route claire. «Après une longue période d’attente, il est temps de mettre en pratique les activités du programme», a-t-il soulignén