La Caisse nationale de solidarité et de prévoyance sociale a versé mardi à Mwali 21 mois d’arriérés de rentes à dix victimes d’accidents du travail et ayants droit. Une opération saluée comme une avancée majeure.
La Caisse nationale de solidarité et de prévoyance sociale (Cnsps) a procédé, mardi 25 août à Mwali, au paiement de 21 mois d’arriérés de rentes au profit de victimes d’accidents du travail et de leurs ayants droit. La cérémonie s’est déroulée dans les locaux de l’institution, à Wemani, en présence du directeur général, Ali Mliva Youssouf, qui dirige la caisse depuis près d’un an. Au total, dix bénéficiaires, hommes et femmes, ont perçu leurs droits correspondant aux années 2024 et 2025, soit l’équivalent de 21 mois d’indemnités.
Le montant minimal annoncé pour l’ensemble de cette période s’élève à 735 000 francs comoriens.«C’est une première au niveau de la caisse. Depuis ma prise de fonctions dans cette structure, j’ai été confronté à plusieurs difficultés. Cette opération est pour moi une très grande satisfaction, mais aussi pour les bénéficiaires. Le règlement des rentes fait partie des missions essentielles de la Cnsps», a déclaré le directeur général.
En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle entraînant une diminution des capacités physiques, une invalidité ou un décès, les victimes ou leurs ayants droit peuvent bénéficier de prestations sous forme de rentes. Ces droits concernent notamment les victimes elles-mêmes, leurs enfants ainsi que leurs parents lorsqu’ils étaient à leur charge. Le directeur général a également appelé les employeurs à se rapprocher de la Cnsps afin d’assurer leurs personnels.
«Nous sommes une institution en pleine évolution et nous travaillons, avec mon équipe, afin de répondre aux attentes. C’est pourquoi j’appelle les patrons des différentes sociétés du pays à se rapprocher de nous pour assurer leurs personnels. C’est grâce à cela que nous pouvons indemniser les employés en cas de difficultés de ce genre», a-t-il fait savoir.
Concernant les ayants droit des personnes décédées, Ali Mliva Youssouf a précisé que les enfants peuvent percevoir une rente jusqu’à l’âge de 18 ans. Ce droit peut être prolongé jusqu’à 22 ans lorsque le bénéficiaire poursuit ses études. Les bénéficiaires ont accueilli favorablement le paiement de ces arriérés. Parmi eux, Issa Saïd, originaire de Hoani et résidant à Fomboni, a raconté son parcours.
Il a affirmé s’être blessé au pied il y a plus de 50 ans, alors qu’il participait aux travaux de construction de la piste de l’aéroport de Bandar Salam. «Depuis ce temps, je suis devenu un homme affaibli. À l’époque, je recevais 15 000 francs par trimestre au titre de la rente. Mais après plusieurs années, je ne percevais plus rien.
Aujourd’hui, je ne peux que remercier les autorités qui ont pensé à nous», a-t-il témoigné. Le rentier souhaite toutefois une revalorisation de cette prestation, car il estime que son montant ne correspond plus aux réalités actuelles. «Je sollicite aussi une révision de cette pension, car elle ne s’adapte plus aux conditions socio-économiques de nos jours», a-t-il ajouté.




