Sous une pluie battante, autorités et communautés locales ont procédé à la plantation de 840 mangroves à Simambwani, afin de renforcer la protection côtière et l’engagement national en faveur des écosystèmes marins.

 

Malgré une pluie torrentielle qui s’est abattue pendant près de trois heures, l’activité de reboisement prévue n’a pas été interrompue. Le samedi 31 janvier, à Simamboini ya Mbadjini, le ministre de l’Environnement chargé du Tourisme, Abubakar Ben Mahmoud, a procédé à la mise en terre de 840 plants de mangroves. Plusieurs autorités et personnalités ont pris part à cette initiative, notamment le directeur général de l’Environnement, Elamine Youssouf Mbechezi, le préfet de Mbadjini, Mze Saïd, des maires de la sous-région, des agents communautaires ainsi que l’ensemble des agents du Parc national cœlacanthe. 


Trois espèces de mangroves ont été plantées : Ceriops tagal, Rhizophora spp, Bruguiera et Lumnitzera. «Les mangroves constituent l’un des écosystèmes les plus précieux de notre pays. Elles jouent un rôle essentiel dans la protection de nos côtes contre l’érosion et les inondations, la lutte contre les effets du changement climatique, la préservation de la biodiversité marine et le soutien aux activités de pêche, tout en améliorant les conditions de vie des populations riveraines», a déclaré le ministre. Il a ajouté que ces écosystèmes s’inscrivent pleinement dans les solutions d’adaptation fondées sur la nature que le gouvernement promeut afin de renforcer la résilience du territoire national.


Le ministre a remercié l’ensemble des participants, en particulier les autorités locales, la communauté de Simamboini ya Mbadjini, l’Ong Gidd (Groupe d’intervention pour le développement durable), le Parc national cœlacanthe ainsi que le bailleur Cepf/Pnud, dont l’appui financier a permis la concrétisation du projet. De son côté, Ahmed Ali Mlaraha, président de l’ONG Gidd et porteur du projet, a salué l’appui technique et financier apporté à travers le gouvernement comorien, ainsi que l’engagement de la communauté locale, notamment l’association Mhoudana. 


Il a insisté sur la nécessité d’assurer un suivi rigoureux des plants et une surveillance continue du site. Des actions complémentaires sont également prévues, telles que la sensibilisation des populations et le nettoyage régulier de la zone.Pour Hatubou Allaouia, écogarde au Parc national cœlacanthe, le reboisement des mangroves représente un investissement durable. «Il présente un intérêt écologique et biologique majeur, avec des retombées sociales, économiques, culturelles et écotouristiques importantes pour les générations présentes et futures», a-t-elle affirmé.