Le président de la chambre des notaires comoriens, Me Djaé Soidiki Ahmed, et Me Haroun Patel, notaire de la Réunion et sept autres notaires comoriens ont signé hier, lundi 2 septembre, à Moroni, une convention de stages d’immersion. Il s’agit d’une deuxième signature à travers lequel 7 notaires, à savoir 5 hommes et 2 femmes, issus du barreau de Moroni, vont bénéficier de deux semaines des stages pratiques à la Réunion et à l’île comorienne de Mayotte.
La cérémonie relative à cet évènement a vu la présence du ministre de la Santé qui représentait son collègue de la Justice, de l’ambassadeur de France à Moroni, des anciens présidents de la chambre des notaires de Moroni, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Mohamed Said Abdallah Mchangama, entre autres. Le ministre de la Santé a, au nom du gouvernement, lancé un appel aux notaires de la place à jouer un rôle primordial pour asseoir l’équité et la transparence dans le règlement des litiges sous toutes leur forme. «Le notaire est un acteur essentiel de la sécurité juridique, un garant de la fiabilité des engagements contractuels et un auxiliaire précieux de la justice préventive», a-t-il rappelé.
Échanger et confronter les acquis
Ahamadi Sidi Nahouda a fait allusion aux enjeux fonciers, patrimoniaux, familiaux et économiques qui exigent l’implication du notaire. À en croire le ministre, le gouvernement accompagnera les notaires dans le développement de leurs compétences professionnelles. Pour sa part, Me Haroun Patel, Notaire à Saint-Denis, à La Réunion, a insisté sur l’importance d’un partenariat avantageux devant faciliter des échanges d’expériences et évaluer les acquis des uns et des autres.
Saluant ainsi l’engagement du président des notaires comoriens, Me Haroun Patel a fait part de la disponibilité de la chambre des notaires qui sont sous son autorité, «pour renforcer la coopération et assurer le bon fonctionnement des métiers notariaux pour l’enrichissement professionnel et institutionnel des stagiaires». De son côté, le président de la chambre des notaires comoriens est revenu sur les exigences de la profession et le rôle du notaire sur la sécurité des actes, la prévention des litiges, la protection des droits des citoyens, la sécurisation des transactions et autres. «Dans un environnement où les exigences de sécurité juridique ne cessent de croître, la formation continue des notaires devient une exigence professionnelle et une responsabilité envers nos concitoyens», a-t-il précisé.
Me Djaé Soidiki Ahmed ajoutera qu’il s’engagera sans réserve pour que «chaque notaire renforce davantage sa capacité professionnelle pour mieux pouvoir répondre aux besoins du moment et du métier pour inspirer confiance aux citoyens et aux autorités publiques». Les sept futurs stagiaires, majoritairement formés à l’Université des Comores, ont exprimé leur volonté de se perfectionner pour répondre aux besoins du pays et assurer la transparence. El Kabir Abdallah Ibrahim, notaire à Mwali, a souligné l’importance de renforcer leurs niveaux et «travailler aux côtés des confrères très expérimentés et qui gèrent des dossiers différents des nôtres».


