Après un avis favorable de l’Unesco, la candidature des médinas des sultanats historiques des Comores sera examinée le 25 juillet à Busan, en Corée du Sud. Une étape décisive qui peut ouvrir les portes du patrimoine mondial.

 

Après un avis favorable de l’Unesco, la candidature des médinas des sultanats historiques des Comores sera examinée lors de la 48ᵉ session du Comité du patrimoine mondial, prévue à Busan, en Corée du Sud, le 25 juillet prochain. À quelques jours de cette échéance, le Centre national de documentation et de recherche scientifique (Cndrs) a présenté les enjeux de cette étape décisive, qui pourrait marquer l’histoire de l’archipel.


Le directeur général du Cndrs, Toiwilou Mze Hamadi, a animé hier mercredi 15 juillet une conférence de presse dans son bureau afin de faire le point sur les préparatifs de la délégation comorienne. La délégation est attendue à Busan pour prendre part à la 48ᵉ session du Comité du patrimoine mondial. Pour le directeur général, cette échéance représente «notre Coupe du monde» et pourrait constituer «une journée historique» pour les Comores.

Le résultat des efforts conjoints

Selon lui, l’évaluation positive rendue le mois dernier par l’Unesco est l’aboutissement d’un long travail scientifique et technique. «Ce travail est le fruit des activités scientifiques et professionnelles menées depuis près de vingt ans», a-t-il déclaré. Il a toutefois souligné que la candidature a connu une accélération à partir de 2019, année de sa prise de fonction à la tête du Cndrs. «Depuis cette date, nous nous sommes accrochés à ce dossier jusqu’à aujourd’hui.

Pour la première fois de son histoire, les Comores ont l’opportunité d’inscrire leur histoire au patrimoine mondial», a-t-il affirmé. Le responsable a estimé que cette avancée est le résultat des efforts conjoints de nombreux acteurs institutionnels, scientifiques et techniques, notamment le ministère de l’Éducation nationale. Il a également exprimé sa gratitude au président de la République, Azali Assoumani, pour son accompagnement, ainsi qu’à l’ensemble des partenaires ayant contribué à l’élaboration du dossier. Il a salué l’engagement des gestionnaires des sites historiques, des maires concernés, du comité scientifique et du comité de pilotage. Toiwilou Mze Hamadi a insisté sur le caractère officiel de la mission à Busan, précisant qu’il ne s’agit nullement d’un voyage touristique. Il a indiqué que ce déplacement mobilise les responsables du Cndrs et du gouvernement, tout en souhaitant que les principaux acteurs ayant participé à la préparation du dossier puissent également y prendre part. 


Le directeur général a enfin rappelé que l’éventuelle inscription des médinas au patrimoine mondial ne constituerait pas une finalité, mais le début d’une nouvelle étape. Il a appelé à poursuivre les efforts en matière de sauvegarde, de conservation, de gestion et de promotion du patrimoine culturel comorien. Il a également plaidé pour la poursuite des actions de sensibilisation afin d’expliquer les enjeux de cette candidature, de répondre aux interrogations du public et de mettre en lumière l’ensemble des acteurs ayant contribué à ce projet historique.